Courtura Nissarda = Estièu 2021 (Culture Niçoise = Eté 2021)

La culture reprend enfin ses droits cet été

Vous aurez de nombreuses manifestations culturelles lors de cet été 2021 avec du théâtre, de la danse, de la musique, des balaades historico-culturelles. Profitez-en bien.

Samedi 26 juin : à Amirat (21h)  Baleti/concert « Lu Barbalùcou » dans le cadre des « Estivales »

Jeudi 1° juillet  : à Puget-Théniers (21h) Baleti/concert « Lu Barbalùcou »

Samedi 3 juillet : à Coarraze, championnat du monde de Pilou

Samedi 3 juillet : à Duranus (21h), Théâtre musical « Dr Dub Trio » dans le cadre des « Estivales » avec Xavier Borriglione.

Samedi 10 juillet : à Nice, balade historico-culturelle « Il était une fois le Port de Nice…  » ( durée : 2 heures) Contact et adhésion : 06 92 27 15 80 ou contact.racinesdupaysnicois@gmail.com

Samedi 10 juillet : à Saint Dalmas le Selvage (21h) , Théâtre « Une page de vie moderne » pour le festival « Faites de la montagne » avec Xavier Borriglione.

Mercredi 14 juillet : à  Baus Roux (21h) : Baleti/concert « « Lou Baldaqui » dans le cadre des « Estivales ».

Jeudi 15 juillet   à  Pélasque (21h) : Baleti/concert « Lou Baldaqui » dans le cadre des « Estivales ».

Vendredi 16 juillet  : à   Roquesteron 21h) : Baleti/concert « Lou Baldaqui » dans le cadre des « Estivales ».

Samedi 17 juillet : à Nice, balade historico-culturelle « Promenade à travers le (temps en Pays Niçois… de la Préhistoire à nos jours… » ( durée : 3 heures et demi).  Contact et adhésion : 06 92 27 15 80 ou contact.racinesdupaysnicois@gmail.com

Samedi 17 juillet : à Nice Place Saint Roch (: dès 19h  )  Baleti/concert « Lou Baldaqui ». avec le groupe « Tchatchao »

Samedi 24 juillet  : à Nice Cimiez (18h): Théâtre « Que braià mi meti ? » avec Xavier Borriglione.

Samedi 24 juillet à St Sauveur/Tinée (21h) Baleti/concert « Lu Barbalùcou »

Vendredi  30 juillet  : à  Saint-Léger (21h) : Théâtre « Une page de vie moderne » avec Xavier Borriglione. dans le cadre des « Estivales »

Samedi 31 juillet  : à  Amirat (21h) : Théâtre « Une page de vie moderne » avec Xavier Borriglione. dans le cadre des « Estivales »

Samedi 31 juillet  : à Eze (21h) oppidum  Baleti/concert « Lu Barbalùcou »

 

Lundi  2 août : à  Ascros (21h) : Théâtre « Une page de vie moderne » avec Xavier Borriglione. dans le cadre des « Estivales »

Vendredi 6 août : à Ilonse avec le bramaire  Patrick Mari. Baleti/concert « Lu Barbalùcou »

Samedi 7 août  : à  Venanson (21h) : Théâtre « Une page de vie moderne » avec Xavier Borriglione. dans le cadre des « Estivales »

Dimanche 22 août : à  Nice (21h) : Baleti/concert Lou Baldaqui

Vendredi 20 août : à la Bollène Vesubie (21h) Baleti/concert « Lu Barbalùcou » dans le cadre des « Estivales ».

Samedi 21 août : à Châteauneuf d’Entraunes (21h) Baleti/concert « Lu Barbalùcou » dans le cadre des « Estivales ».

Samedi 11 septembre (sous réserves) : à Turin, « Escapade en Piémont » avec en prime la commémoration de la charge héroïque contre les troupes françaises et le « Juramen de Superga » (Serment de Superga).

Samedi 25 septembre : à Nice, « Festa de la Countéa de Nissa » (Fête Nationale du Comté de Nice)  Baleti/concert Lu Barbalùcou

Mardi 28 septembre : à Nice, devant l’Abbaye de Saint-Pons, commémoration de la signature de l’acte de dédition de Nice à la Maison de Savoie (633° anniversaire).

Courtura Nissarda (Culture Niçoise)

Les cultures minoritaires victimes de la Pandémie

Une des conséquences non négligeable des mesures prise pour lutter contre cette pandémie est d’avoir renvoyé les cultures minoritaires aux oubliettes.

Le confinement qui a pour conséquence de réduire à l’extrême les contacts humains associé au monopole culturel dominant dans les médias, entraine inévitablement la perte de visibilité de nos cultures enracinées jusque dans nos territoires, nos patries charnelles.

Ces mesures d’enfermement des populations n’ont rien de neutre car elle ne permettent plus le partage et l’échange.

Or, le partage et l’échange sont les supports essentiels de la diffusion de la diversité culturelle et des identités.

Ces formes de prise en otage de populations entières ne permettent plus les confrontations nécessaires et permanentes qui sont l’essence d’un développement  culturel polycentré.  Ces mesures liberticides  empêchent tout débat critique et contradictoire.

De ce fait, le monopole médiatique de la république française est la cause d’une (dès)information qui ressemble beaucoup à de la propagande. Les populations de nos territoires, enfermées chez elle et n’ayant que les médias autorisés à se mettre sous la dent, reçoivent en flot continu  les messages de la culture dominante.

L’état français jacobin poursuit, ainsi, l’œuvre de destruction massive de nos langues et de nos cultures comme l’avaient fait avant lui,  sous d’autres régimes, le funeste révolutionnaire Abbé Grégoire et le toxique Jules Ferry.

Car, il ne faut pas s’y tromper, la volonté de nos hommes politiques est bien de privilégier l’économie et de museler tout ce qui ne leur semble pas productif et donc dangereux.

Ils perçoivent la culture en général et les cultures locales en particulier comme quelque chose de dangereux pour la « république une et indivisible » qui  risque de  mettre en danger la construction bancale de l’édifice national français qu’ils ont eu tant de mal à bâtir au long des siècles de façon artificielle.

Dès ses débuts,  la pseudo-révolution française de 1789 n’a eu de cesse de mettre à bas tout ce qui faisait la diversité culturelle de ce pays et, donc, sa richesse.

Quelques rappels historiques qui pourront nous éclairer. La construction de la France s’est faite par des apports successifs de territoires et de populations diverses et de cultures différentes. Mais, cela, ne s’est pas fait par adhésion de ces territoires qui ont été conquis ou annexés. Il n’y a pas eu, comme dans d’autres pays en Europe, une volonté de ces territoires d’entrer, de leur plein gré, dans un nouvel ensemble plus vaste.

Cependant, sous l’ancien régime les structures de souveraineté locales furent conservées : le Parlement de Bretagne, le Parlement de Provence, l’Assemblée provinciale d’Alsace, le Parlement de Bordeaux pour l’Aquitaine, etc.)

L’indépendance des régions, notamment sur le plan juridique sera terminée avec la Révolution qui va être un acte centralisateur.  Déjà, par exemple, c’est la révolution française qui va diviser l’Alsace en deux  départements, deux entités distinctes. Ce phénomène se multipliera par la suite afin de détruire tous les territoires historiquement légitimes.

Le danger de mesures liberticides, apparemment mises en place pour « notre bien », devant « être librement acceptées » par les citoyens, est que, par le biais de mythes incapacitants, on puisse formater la façon de penser de tout un chacun. Ainsi, sans que chaque individu ne puisse s’en rendre compte, l’état déjà très présent dans le quotidien de chacun, va instiller  le « prêt à penser » de l’idéologie dominante dans les esprits de chacun. Pour cela, il leur faudra persuader chaque citoyen que le discours officiel uniformisateur (avec le thème récurrent de « l’union nationale » pour des « circonstances particulières ») est le seul qui soit réaliste et efficace.

Tout ce qui ne rentre pas dans le « moule républicain » et développerait un discours particulariste est vu comme dangereux et désigné comme une atteinte au modèle unique reconnu comme seul acceptable.

Ainsi, la culture est considérée comme suspecte car développant un esprit critique et les cultures régionales, enracinées dans leur terroir, semblent, pour la « république une et indivisible », un facteur de démembrement du modèle artificiel patiemment élaboré par le roman national français.

Il ne faut donc pas s’étonner que le pouvoir veuille mettre le fait culturel en veilleuse en fermant tous les lieux où les gens peuvent développer un dialogue critique et un enrichissement personnel de façon totalement libre.

Pour nous, citoyens du pays niçois, la  sévère limitation du fonctionnement de nos associations, qui sont, quand même, le vecteur de la maintenance de notre langue, de notre culture, de notre histoire, est un grave danger à moyen et long terme.

C’est pourquoi nous ne pouvons qu’approuver l’action de nos artistes locaux en lutte pour la, réouverture des théâtres, des salles de spectacles, des salles de concert. Nous avons besoin de cet oxygène que sont les concerts de nos groupes (Lu Barbalùcou, Tchatchao, Lou baldaqui, li amplouha, … etc.), les « baletis » (officiels ou sauvages), les pièces de théâtre  en lenga nouòstra, les conférences historiques, les fêtes et festin (Lu mai, Lu cougourdoun, La Festa de la Countéa de Nissa, lou Boutau, lou Festivous…etc.) et autres manifestations (Santa Reparada, Sant Bertoumièu, Festival du livre, …etc.).

Si la mise en arrêt des manifestations culturelles est un grave danger pour la démocratie, la mise en sommeil de nos cultures minoritaires (dans toutes nos « patries charnelles »… Alsace, Bretagne, Catalogne, Comté de Nice, Corse, Flandres, Normandie, Pays basque, Savoie…etc.) est un réel danger vraiment mortel pour la pérennisation de nos identités. N’oublions pas que dans la plupart des pays qui vivaient dans des régimes liberticides, la culture fut l’élément prépondérant de la survie de l’identité de ces peuples (la musique en Italie, les groupes de chants ou de musique dans les pays de l’autre côté du rideau de fer, etc.).

Il ne faudra rien lâcher face à la société uniformatrice française. La survie de l’identité niçoise est en jeu.

11_novembre_armistice