COURTURA NISSARDA (OUTOBRE 2021) = CULTURE NICOISE (OCTOBRE 2021)

La culture nissarde ne baisse par les bras !

 

Malgré les contraintes dues aux mesures coercitoves prises par nos gouvernants, notre culture est toujours là bien présente.

 

 

Vendredi 1° octobre:  à Nissa (Nice), arcades des Ponchettes, à 20H30, baleti de « Coco beach baleti » ouvert à tous. Ceux qui veulent apprendre à danser nos danses trad’ sont les bienvenus.

Vendredi 8 octobre: à Berra (Berre-les-Alpes),  salle du Belvédère, « Festi’cant » à 20h : concert 1e partie « Balandrin » / 2e partie « Chet Nuneta »

Samedi 9 octobre: à Nissa (Nice),  balade historico-culturelle « Promenade à travers le temps en Pays Niçois…de la Préhistoire à nos jours.. . » à partir de 10H00

Samedi 9 octobre:  à Blausasc,  salle St Roch, « Festi’cant » à 19h30 :soirée repas Oc’cabaret.5 groupes animeront le repas : « la Solorma » « O lei Omes ! » « Alinea 4 » « Les Latines » « Giro de Sandrin »Nombre de places limité. Uniquement sur réservation au numéro suivant : 06 26 97 54 44

 

Dimanche 10 octobre: à Counta (Contes),  salle Maïcon (à l’Hélice), « Festi’cant » à 12h : repas partagé sorti du sac avec les artistes, animé par « Lu Barbalùcou »15h : concert baleti animé par le groupe « GARRIC »

Jeudi 14 octobre: à Nissa (Nice), au Théâtre de la Libé à 20H30, « Cantates d’Azur» par Zine.

Samedi 16 octobre: à Nissa (Nice), balade historico-culturelle  « Il était une fois le Port de Nice » à partir de 10H00

Samedi 16 octobre:  à Bendejun,  « Festival des Sources »à partir de 19H00. avec Lu Barbalùcou  + Li Amplouha + Tchachao + Libertrad’ 

 

 

Courtura Nissarda (Culture Niçoise)

Les cultures minoritaires victimes de la Pandémie

Une des conséquences non négligeable des mesures prise pour lutter contre cette pandémie est d’avoir renvoyé les cultures minoritaires aux oubliettes.

Le confinement qui a pour conséquence de réduire à l’extrême les contacts humains associé au monopole culturel dominant dans les médias, entraine inévitablement la perte de visibilité de nos cultures enracinées jusque dans nos territoires, nos patries charnelles.

Ces mesures d’enfermement des populations n’ont rien de neutre car elle ne permettent plus le partage et l’échange.

Or, le partage et l’échange sont les supports essentiels de la diffusion de la diversité culturelle et des identités.

Ces formes de prise en otage de populations entières ne permettent plus les confrontations nécessaires et permanentes qui sont l’essence d’un développement  culturel polycentré.  Ces mesures liberticides  empêchent tout débat critique et contradictoire.

De ce fait, le monopole médiatique de la république française est la cause d’une (dès)information qui ressemble beaucoup à de la propagande. Les populations de nos territoires, enfermées chez elle et n’ayant que les médias autorisés à se mettre sous la dent, reçoivent en flot continu  les messages de la culture dominante.

L’état français jacobin poursuit, ainsi, l’œuvre de destruction massive de nos langues et de nos cultures comme l’avaient fait avant lui,  sous d’autres régimes, le funeste révolutionnaire Abbé Grégoire et le toxique Jules Ferry.

Car, il ne faut pas s’y tromper, la volonté de nos hommes politiques est bien de privilégier l’économie et de museler tout ce qui ne leur semble pas productif et donc dangereux.

Ils perçoivent la culture en général et les cultures locales en particulier comme quelque chose de dangereux pour la « république une et indivisible » qui  risque de  mettre en danger la construction bancale de l’édifice national français qu’ils ont eu tant de mal à bâtir au long des siècles de façon artificielle.

Dès ses débuts,  la pseudo-révolution française de 1789 n’a eu de cesse de mettre à bas tout ce qui faisait la diversité culturelle de ce pays et, donc, sa richesse.

Quelques rappels historiques qui pourront nous éclairer. La construction de la France s’est faite par des apports successifs de territoires et de populations diverses et de cultures différentes. Mais, cela, ne s’est pas fait par adhésion de ces territoires qui ont été conquis ou annexés. Il n’y a pas eu, comme dans d’autres pays en Europe, une volonté de ces territoires d’entrer, de leur plein gré, dans un nouvel ensemble plus vaste.

Cependant, sous l’ancien régime les structures de souveraineté locales furent conservées : le Parlement de Bretagne, le Parlement de Provence, l’Assemblée provinciale d’Alsace, le Parlement de Bordeaux pour l’Aquitaine, etc.)

L’indépendance des régions, notamment sur le plan juridique sera terminée avec la Révolution qui va être un acte centralisateur.  Déjà, par exemple, c’est la révolution française qui va diviser l’Alsace en deux  départements, deux entités distinctes. Ce phénomène se multipliera par la suite afin de détruire tous les territoires historiquement légitimes.

Le danger de mesures liberticides, apparemment mises en place pour « notre bien », devant « être librement acceptées » par les citoyens, est que, par le biais de mythes incapacitants, on puisse formater la façon de penser de tout un chacun. Ainsi, sans que chaque individu ne puisse s’en rendre compte, l’état déjà très présent dans le quotidien de chacun, va instiller  le « prêt à penser » de l’idéologie dominante dans les esprits de chacun. Pour cela, il leur faudra persuader chaque citoyen que le discours officiel uniformisateur (avec le thème récurrent de « l’union nationale » pour des « circonstances particulières ») est le seul qui soit réaliste et efficace.

Tout ce qui ne rentre pas dans le « moule républicain » et développerait un discours particulariste est vu comme dangereux et désigné comme une atteinte au modèle unique reconnu comme seul acceptable.

Ainsi, la culture est considérée comme suspecte car développant un esprit critique et les cultures régionales, enracinées dans leur terroir, semblent, pour la « république une et indivisible », un facteur de démembrement du modèle artificiel patiemment élaboré par le roman national français.

Il ne faut donc pas s’étonner que le pouvoir veuille mettre le fait culturel en veilleuse en fermant tous les lieux où les gens peuvent développer un dialogue critique et un enrichissement personnel de façon totalement libre.

Pour nous, citoyens du pays niçois, la  sévère limitation du fonctionnement de nos associations, qui sont, quand même, le vecteur de la maintenance de notre langue, de notre culture, de notre histoire, est un grave danger à moyen et long terme.

C’est pourquoi nous ne pouvons qu’approuver l’action de nos artistes locaux en lutte pour la, réouverture des théâtres, des salles de spectacles, des salles de concert. Nous avons besoin de cet oxygène que sont les concerts de nos groupes (Lu Barbalùcou, Tchatchao, Lou baldaqui, li amplouha, … etc.), les « baletis » (officiels ou sauvages), les pièces de théâtre  en lenga nouòstra, les conférences historiques, les fêtes et festin (Lu mai, Lu cougourdoun, La Festa de la Countéa de Nissa, lou Boutau, lou Festivous…etc.) et autres manifestations (Santa Reparada, Sant Bertoumièu, Festival du livre, …etc.).

Si la mise en arrêt des manifestations culturelles est un grave danger pour la démocratie, la mise en sommeil de nos cultures minoritaires (dans toutes nos « patries charnelles »… Alsace, Bretagne, Catalogne, Comté de Nice, Corse, Flandres, Normandie, Pays basque, Savoie…etc.) est un réel danger vraiment mortel pour la pérennisation de nos identités. N’oublions pas que dans la plupart des pays qui vivaient dans des régimes liberticides, la culture fut l’élément prépondérant de la survie de l’identité de ces peuples (la musique en Italie, les groupes de chants ou de musique dans les pays de l’autre côté du rideau de fer, etc.).

Il ne faudra rien lâcher face à la société uniformatrice française. La survie de l’identité niçoise est en jeu.

11_novembre_armistice