Entretien avec…François Fougeron (CDS47)

Nous ne pouvions pas laisser plus longtemps de côté un symbole de la Ville de Nice et de tout le Comté, une institution qui est un formidable ciment de l’identité Nissarde dont l’aspect sportif est largement dépassé par le facteur d’intégration qu’il représente.

C’est pour quoi nous sommes allés à la rencontre de François Fougeron, porte parole du club des supporters (CDS), le plus ancien des clubs de supporters qui soutiennent le « Gym » et surtout, à travers lui, une culture Nissarde toujours vivante. Il nous a reçu dans les bureaux de son entreprise  de photocopieur « Recto Verso » sur le Boulevard Gambetta, à Nice.

Robert Marie MERCIER: François Fougeron, bonjour et merci de m’accueillir dans vos locaux pour m’accorder un entretien afin de parler de ce club qui est dans le cœur de tous les Niçois, l’O.G.C.Nice, notre bon vieux Gym.

François Fougeron: Vous savez, il ne faut pas me pousser beaucoup pour parler du « Gym », ce club cher à mon coeur et à celui de nombreux niçois. Vous savez quand on est né à Nice on reste marqué à vie…Obélix est tombé dans la marmite de potion magique quand il était petit et bien moi je suis tombé dans la marmite niçoise tout petit et je n’ai plus besoin de potion magique.

RMM: Oh, oui, je sens bien ce que vous voulez dire puisque moi aussi je suis né ici (en plus sur la rive gauche du Paillon…les Nissart comprendront) et que je reste marqué à vie. Bon, à présent nous allons parler du Club des Supporters (CDS 47) dont vous êtes le porte-parole. Pouvez vous nous dire quand est né le CDS ?


FF: Le CDS est le plus ancien des clubs de supporters du Gym puisqu’il a été créé en 1947 d’où son sigle CDS 47 et a la caractéristique  d’avoir été  une des premières organisations centrales de supporter à avoir regroupé à l’origine deux ou trois autres organisations indépendantes du club.

RMM: Oui, vous êtes indépendant du club ? Il n’y a pas d’organisation de supporters chapeautée par le club ?

FF: Nous sommes totalement indépendant du club et, il faut savoir qu’au départ nous fédérions au sein du CDS d’autres sections comme la Brigade Sud et l’ARN, tout aussi, indépendants, mais, en 1999, lors de l’occupation italienne (le rachat du club par Sensi) nous nous sommes séparés.

RMM: Et, en cas d’occupation française (je pense à Tapie, par exemple) vous réagirez aussi ?

FF: Nous sommes très heureux d’avoir des dirigeants Niçois à la, tête de notre club et je peux vous dire qu’il n’y a pas d’ombre entre eux et nous.


RMM: Ce qui est remarquable, c’est que, souvent, dans la plupart des clubs, les supporters courent après la victoire. Nous avons l’impression qu’ici, ils soutiennent leur équipe en toutes circonstances (nous avons échappé à une assistance telle que l’OM l’a connue lors d’un certain OM/ Forbach avec 714 spectateurs payants).

FF: Heureusement, d’ailleurs, car cela fait, à part l’intermède de la coupe de France 1997, plus de 40 années que nous n’avons pas eu de titres. Mais, c’est vrai, il y a un noyau de fidèles qui soutiennent l’équipe en toutes circonstances et il n’est qu’à voir lors de nos passages en II° division, la ferveur de nos supporters. C’est dans les féroces batailles à l’échelon inférieur que les supporters Niçois se sont forgé une carapace pour affronter les difficultés que pouvait traverser leur équipe. D’autant que le rôle des supporters n’est pas de faire du folklore et de souffler dans une trompette, mais bien de veiller çà ce que le club ne dérape pas. Je reviens sur l’épisode de l’occupation italienne, époque ou le club risquait de disparaitre, nous sommes alors monté au créneau, car il y avait grand danger.  Nous avons, par notre action, même si elle n’est pas majeure, permis le retour de plusieurs dirigeants Niçois actuels. Car, il y avait danger que le club perde son âme avec la prise en main par les Romains.

RMM: Donc, et j’y reviens, vous veillerez à ce qu’il n’y ait pas d’occupation française ?


FF: Malheureusement, on ne peut pas aller contre le fait d’être inclus dans le football français. Nos dirigeants Niçois acceptent toujours de jouer dans le  championnat de France. (remarque de l’interviewer: mais Monaco est bien dans le championnat de France). Cela dit rien n’empêcherait d’inscrire le club dans le championnat italien. A cet égard, je rappellerai une de nos phrases fétiches au CDS, un slogan autour duquel nous avons fédéré depuis longtemps: « Nous n’aimons pas le football, nous n’aimons que Nice » .

RMM: C’est vrai que c’est une des caractéristiques de notre pays: on est Niçois avant d’être autre chose que ce soit dans le domaine politique, religieux ou social. Et dans le football, on n’échappe pas à la règle, on est Niçois avant d’être supporter.

FF: Vous n’avez qu’à voir dans les tribunes niçoises du côté de la Brigade Sud, on ne voit cela nulle part ailleurs. Les supporters sortent à tout bout de champ des effigies et des « tifos » à la gloire du pays Niçois. Mais, cela est aussi un facteur d’intégration puisque de nos jours ou partout les gens sont perdus dans leurs repères identitaires (et particulièrement la France qui a perdue son identité), ici, à Nice, même ceux qui ne sont pas des Niçois de souche se fondent au stade dans cette identité là. C’est d’ailleurs un exemple quasi unique dans l’histoire du football hexagonal car il y a eu à l’époque du grand Bastia un phénomène identique que l’on a pu voir à travers toute l’Europe par leurs drapeaux à tête de maure et par leur chant « Dio vi Salvi Régina » qui est l’hymne Corse.


RMM: C’est vrai que ces exemples ont assez paradoxaux dans le monde des supporters ou on peut souvent voir des symboles ou des slogans guerriers et des chants martiaux.

FF: Bien sûr, les Corses chantaient un chant religieux et les Niçois chantent un chant d’amour… ce sont  vraiment des cas spéciaux qui tranchent dans le paysage des groupes de supporters. On ne peut accuser les Nissart d’inciter à la haine en défendant leur identité: il n’y a qu’à traduire les paroles de notre hymne pour s’en rendre compte. C’est pourquoi, nous avons mal vécu la suite qui a été donnée aux incidents qui ont eu lieu à Monaco.  D’abord parce que la faute n’en incombait pas aux Niçois (qui n’ont pas ouvert les grilles: ce sont les responsables de la sécurité monégasque qui les ont ouvert pour permettre aux supporters qui avaient été gazés arbitrairement par les forces de l’ordre de pouvoir s’échapper du piège): ensuite, s’il y a eu deux ou trois imbéciles qui ont dérapés, il faut qu’ils soient punis, mais en aucun cas il ne fallait stigmatiser tout en groupe qui avait, au demeurant, eu une attitude remarquable. Mais le déferlement médiatique qui a suivi était non seulement disproportionné mais parfaitement injuste. Depuis le président du club (qui depuis a fait son méa culpa) jusqu’aux plus hautes instances du football en passant par les politiques, ce fut la curée sur Nice et ses supporters: il n’y a même pas eu de blessés graves, juste une échauffourée. Et pourtant, cela a provoqué presque plus de réactions que lorsqu’il y a eu des tués ailleurs.  Enfin, on a désigné du doigt un groupe de supporters, La Brigade Sud de Nice (BSN), qui ne méritait pas cela et on a dissout ce groupe qui n’existait pas légalement (là, les dirigeants français se sont ridiculisés). Mais nous avons été solidaires de nos amis de la BSN et le restons aujourd’hui.

RMM: Cela me rappelle une anecdote, à l’époque ou j’étais exilé loin de Nice et que je venais au stade pendant mes vacances en été, qui est symptomatique du ressenti des autres face au phénomène Niçois. Au début du match, quand notre hymne « Nissa la Bella » a été entonné, je me suis naturellement levé. Un homme à côté de moi s’est levé et une fois le chant terminé, m’a demandé: « mais, c’est quoi exactement, ce chant ? ». Quand je lui eut répondu qu’il s’agissait de notre hymne, il s’est écrié: « P….., je suis de Rennes et nous les Bretons, on n’est même pas capable de faire çà ! » . Heureusement, je me suis laissé dire qu’ils ont rectifié le tir et, à cet égard, lors de la finale Rennes / Guingamp je me suis réjoui de voir la première page de « L’Equipe » écrite en Breton.


FF: Oui, mais, comme la démarche au Stade Rennais vient des dirigeants on peut penser qu’ils ont une visée économique puisque nous sommes dans le « football-business ». C’est d’ailleurs pour cela que nous voulons garder notre indépendance afin de combattre les dérives du « football-business » avec nos modestes moyens. Vous avez pu remarquer que nous nous sommes opposés à la création d’un nouveau stade dans la plaine du Var et que nous voulions rester dans notre stade mythique pour maintenir les traditions du club. Hélas, nous n’avons pas pu empêcher la mise en route de ce projet et aujourd’hui, notre position est de veiller à ce que certains points essentiels à nos yeux soient respectés (augmentation des places de parking, pas de piste d’athlétisme, etc.).

RMM: Nous nous sommes, à « Racines du Pays Niçois », prononcés contre ce nouveau stade dans la plaine du Var, pour différentes raisons. Ne pas perdre l’âme de ce club auquel toute une ville et toutes nos vallées sont attachés, ne pas bétonner un peu plus une plaine alluvionnaire unique  au détriment de l’agriculture locale,  ne pas envoyer des milliers de jeune en deux roues sur une des routes les plus criminogènes de la région et enfin, surtout, ce que les Niçois ne veulent plus c’est que la société « Vinci » continue à faire main basse sur la ville au détriment des entreprises locales.

FF: Il faut dire qu’avec ce stade les Niçois vont payer pendant au moins 20 ans à cause du contrat qui lie la ville au constructeur. Et, en plus, ils n’ont absolument pas prévu les équipements collatéraux comme les transports et le stationnement.

RMM: C’est exactement ce que nous disons: ils mettent toujours la charrue avant les bœufs et ce dans tout les domaines, dans la ville comme autour de celle-ci pour ce cas précis. A l’époque ou nous avions le dernier maire Nissart, celui-ci  avait prévu de créer une première ligne de tram’ depuis la gare du sud jusqu’à Carros ou se serait implantée alors, la gare du train des Pignes. Cela aurait permis de desservir le CADAM et le Parc des Sports dans un premier temps…ensuite, il envisageait de faire une grande plaine des sports dans le prolongement du Parc Charles Ehrmann.  Mais, aujourd’hui il n’y a  aucune logique d’aménagement du territoire. Autre point dont il faut parler: le nom du futur stade.

FF: C’est un problème dont nous sommes conscients et nous pensons que le nom ridicule qui a été présenté au Niçois « Nice Olympic Stadium » n’est pas forcément celui qui sera retenu. il y a des chances que l’entreprise qui a investi veuille donner son nom. Nous verrons bien à l’usage.


RMM: D’autant que l’on s’aperçoit que c’est l’usage qui donne une légitimité aux appellations. Pour preuve, le stade actuel avait été baptisé « stade Léo Lagrange », nom qui n’a jamais été utilisé par la vox populi qui lui a préféré « Lou Ray », et c’est ce nom qui est employé partout aujourd’hui.

FF: C’est effectivement le nom que les supporters lui donneront qui, à la longue, sera retenu. Et, nous avons le choix pour trouver un nom qui nous représente.

RMM: Bien, après avoir parlé des supporters et du stade, parlons un peu des équipes de l’OGC Nice.  Il fut un temps ou nous avions une centre de formation qui sortait des jeunes « d’Aqui » et l’équipe avait une connotation Nissarde. De nos jours plus un seul Niçois ne sort du centre de formation  pour jouer en équipe première.

FF: Nous avons eu, toutes ces années, deux ou trois périodes troublées et le centre de formation a été abandonné. Or, pour sortir des joueurs c’est un travail de longue haleine. Il y a deux catégorie de spectateurs dans les tribunes: le spectateur consommateur de spectacle qui se fout bien pas mal d’ou vient le joueur qui est sur le terrain et le spectateur supporter (le noyau dur) qui lui ne rêve que d’une chose voire des joueurs formés au club afin d’avoir une équipe qui nous représente et dans laquelle on se reconnaisse. Et cela, n’est pas vrai que chez nous le rêve de tout Corse est de voir une équipe de Corses défendre ses couleurs, pour les Bretons et les Basques idem. Et Nice n’échappe pas à la règle.


RMM: Question dérivée: comment se fait il que l’on ait engagé un tel bataillon de joueurs africains, quand on sait le préjudice que subit le club au mois de Janvier les années de coupe d’Afrique des nations ? (NDLR: contrairement aux autres coupes continentales qui ont lieu tout les quatre ans, la coupe d’Afrique se joue tout les deux ans).

FF: Football business oblige, les clubs qui disputent le championnat de France et qui ne sont pas riches engagent des africains qui sont moins chers que les autres joueurs. Je sais, cela est choquant de parler des joueurs comme de la marchandise, mais c’est ce système qui veut çà. Alors, oui, le club est pénalisé quand la moitié de l’équipe s’en va pour plus d’un mois en pleine bagarre pour des places d’honneur, et nous avons fait valoir ce point de vue aux dirigeants: il faut reconnaitre que depuis un an, le phénomène a été largement inversé avec Digard (de la france profonde), Civelli (Argentin), Pejcinovic (Serbe), Lluboja (Serbe) et Clerc (Lyonnais). Donc, la filière africaine est en train de se tarir.  Notre rêve est de voir un jour une majorité de jeunes Niçois formés au club et jouant dans l’équipe première. Alors, nous espérons être entendu mais en dernier ressort, c’est la logique économique qui souvent l’emporte et le souhait des tribunes n’est pas toujours entendu par les dirigeants.

RMM: Il est à souhaiter que les dirigeants soient sensibles au fait que les supporters soutiennent leur équipe et qu’ils les écoutent.

FF: Bien sûr, nous le souhaitons aussi, mais il ne faut pas oublier la vindicte et la mise à l’écart dont ont été victimes les nôtres l’an dernier.  Et je dis bien les nôtres quand il s’agit de la BSN car nous sommes totalement solidaires les uns des autres. Ce qui est grave, aujourd’hui, pour l’environnement du club puisqu’il y a une tribune qui n’est plus représentée et identifiée et avec des groupes de supporters livrés à eux même.

RMM: Dans cette affaire, on a nettement l’impression que cela dépasse largement le cadre du football mais procède d’une volonté bien française de vouloir gommer les spécificités locales et les valeurs d’enracinement.  depuis, 150 ans, tout ce qui est Niçois est suspect pour le pouvoir français: quels que soient les griefs que l’on puisse mettre en avant, nous avons vécu cela quand on fait payer à « Jacquou » son enracinement et le processus se reproduit à l’encontre de la BSN aujourd’hui.


FF: Tout à fait et toutes ces dernières années, les tribunes frappées de sanctions sont la plupart du temps des tribunes qui revendiquent une identité forte.

RMM: Est ce pour cela que vous vous distinguez d’autres publics bien français ?

FF: Déjà, nous n’aimons pas les publics politiquement corrects qu’il est convenu d’appeler bon enfant (Auxerre, Lens…), nous n’aimons pas le public stéphanois car en dehors du fait qu’il soit « bon enfant » il y a une rivalité ancienne qui nous a opposé pendant plusieurs années, nous n’aimons pas le public Bordelais car en dehors du fait qu’il soit, lui aussi, « bon enfant » nous avons eu des bisbilles à propos de certains transferts, nous n’aimons pas Monaco pour la bonne raison qu’ils ne nous aiment pas …mais, dans ce cas, il s’agit plus d’une querelle de clocher. Puis nous arrivons à un des deux gros morceaux, le PSG, nous n’aimons pas Paris parce qu’ils sont en guerre avec tout le monde et en plus parce qu’il représente, et cela est fort dans l’inconscient collectif des supporters, la capitale de la France. Nous terminerons par  ceux avec qui nous sommes farouchement opposé et que nous n’aimons pas au dessus de tout: les Marseillais.

RMM: Dans ce cas précis, n’est ce pas, également, une réminiscence de notre passé et de ce que l’histoire nous a fait subir ?

FF: Je pense effectivement que les supporters sont à l’image de la population Nissarde qui rejette, dans son immense majorité cette région factice dans laquelle on nous a enfermé sous la tutelle de Marseille. Cela peut venir de plus loin encore, quand au moment de l’annexion par la France on a dilué l’ancien Comté de Nice dans un département créé de toute pièce en nous adjoignant des Provençaux et puis, plus tard, en nous humiliant un peu plus par le fait de nous inclure dans une région hétérogène qui n’a pas d’histoire, de passé et de culture commune. Nice, soit disant 5° ville de France, a perdu le rôle qu’elle aurait du avoir de capitale régionale (puisque nombre de villes de moindre importance le sont) pour devenir une « petite ville de province » comme disent les parisiens avec la bouche en cul de poule. Vous comprendrez que le ressentiment à l’égard de Marseille va beaucoup plus loin que la concurrence sportive. Et c’est pour cela que l’on se délecte des défaites de l’OM.

RMM: Alors, François Fougeron, quels sont vos souhaits pour le futur de notre bon vieux « Gym »  ?


FF: Retrouver un club avec de l’ambition. Et une place pour les supporters dans les décisions vitales du club. C’est notre souhait le plus cher. Mais, il y a un point sur lequel je voudrais revenir: je vous disais que nous n’aimions pas le football mais que nous aimions Nice. Et, nous avons, ici, une particularité, puisque nous souhaitons le meilleur pour notre club, c’est d’être capable de siffler lorsque l’équipe gagne parce que le jeu ne nous convient pas. De la, même façon, ici, on peut applaudir notre club lorsqu’il perd, parce que les joueurs auront mouillé le maillot ou été victime d’incidents de jeu (exemple, les arbitres). Nous avons un slogan qui résume bien cela:  » Aqui li sian douze per jugà » (ici, nous somme douze pour jouer)


RMM: Avoir un club qui retrouve de l’ambition , serait ce à l’image du Barça * un club bien enraciné dans sa région autonome avec des financeurs locaux ?

FF: C’est vrai que dans le football business, il faut que des investisseurs s’engagent dans un club pour lui donner les moyens de ses ambitions. Si en plus, il y a une osmose avec la population et que le club fait partie de la culture locale, du patrimoine local, c’est encore mieux. Alors, ils ont pu nous frapper au travers de la BSN, dont nous sommes tous solidaires mais je vous rappellerai cette maxime: On peut tuer des hommes mais on ne tue pas des idées.

RMM: Etes vous conscients, vous supporters, de l’impact qu’ont, à la fois le club et les supporters dans les milieux qui défendent notre culture Niçoise ?

FF: C’est vrai que nous sentons ce que représente le « Gym » pour les milieux Niçois mais lorsqu’on nous a frappé en interdisant la BSN, car tout les groupes de supporters se sont sentis agressés, nous aurions aimé avoir un peu plus de soutien de notre classe politique locale. Ce qui ne nous empêchera pas de continuer le combat pour l’identité de Nice au travers de son club emblématique.

RMM: Et continuer à porter haut et loin les deux couleurs de notre ville, le rouge de notre Aigle et le noir de notre Ratapignata. François Fougeron, je vous remercie et pour tous, rendez-vous au stade: Issa Nissa!


FF: Oui, à bientôt au stade et merci de nous avoir donné la parole. Issa Nissa !

*Le « Barça » est le diminutif du FC Barcelona, le grand club catalan au même titre que le « Gym » est le diminutif de l’OGC Nice le grand club du Comté de Nice.