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Humeur…

* On croit rêver. Hier soir, je m’étais rendu, à l’invitation des Editions « Mémoires Millénaires », à l’Hôtel Royal pour une conférence de Charles Galibert qui présentait son livre « Initiation au tourisme éblouissant » (Guide de Nice par ses campus universitaires). Je ne regrette pas ma soirée, car l’auteur fut, en effet, éblouissant et avait, lui, bien saisi l’âme des Nissart. Mais, ce n’était pas le cas de tous les gens présents. Je passerai brièvement sur le cas d’une « pseudo niçoise » qui nous abreuvait de clichés parfaitement « colonialistes » que les médias français ont l’habitude de nous servir, pour m’attarder plutôt sur la cas de cette personne qui m’a interpellé à l’entrée, quand elle eut su que « j’étais Racines du Pays Niçois » et se présentât comme membre du bureau de la fédération des associations du Comté de Nice. Elle en venait à nous reprocher, à nous Niçois, de  nous exprimer dans notre langue, sur les réseaux sociaux, me disant que c’était une attitude « sectaire » qui excluait des gens comme elle. Comme je m’étonnais qu’elle ne parlât pas « Nissart » (ou, pour le moins, n’en eut pas des embryons de connaissance) en tant que membre de la dite fédération, elle me dit, vous savez je ne suis pas Niçoise, je viens du Maroc et cette langue est difficile à apprendre, je n’ai d’ailleurs pas envie de l’apprendre  et, in fine, le français est plus facile. Je ne reviendrai pas sur les explications que je lui donnais pour essayer de lui faire comprendre que c’était l’inverse…mais permettez moi d’être étonné qu’une fédération dont l’intitulé fait référence au Comté de Nice, puisse être représentée par des gens qui sont complètement soumis au « harcèlement culturel » exercé par l’état français depuis plus de 150 ans. Aloura, cara madama, se voulès estre ben rapresentant de la Countèa de Nissa, caura emparà la nouostra lenga: sies la benvenguda à Nissa. (6/6/2012)