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Une tradition bien « nissarde »

* La tradition des marionnettes remonte à la nuit des temps dans le Comté de Nice. Bien avant le guignol français originaire de Lyon, les habitants du Comté pouvaient voir un art des rues, li marioneta, qui avait pour particularité de brocarder les grands de ce monde, princes, seigneurs, magistrats et bien d’autres. Cette singularité de notre pays, permettait  au peuple de se lâcher de façon régulière (n’oublions pas qu’il y a aussi le Carnaval pour cela) sans pour autant que tout tourne au drame. Il faut dire qu’ici les gens ont le sang chaud  et que les occasions de voir monter la pression étaient nombreuses. Par le biais des marionnettes, le peuple pouvait libérer le trop plein d’énergie, de rancoeur, de sentiments vindicatifs, de revendications envers le pouvoir, avec une grosse farce qui ne mettait pas à leur avantage ceux dont on voulait se moquer.

L'Estra - presèpi de Nissa

C’est pourquoi, après l’importation des crèches vivantes qui ne sont pas vraiment une tradition de chez nous et nous sont venues de Provence, les marionnettes eurent vite fait de s’emparer de ce spectacle de la crèche niçoise, lou Presèpi. Peu à peu, cela tourna à la farce, avec des personnages de la vie courante, personnages que l’on pouvait croiser dans lou babazouk, la vieille ville de Nice. Oubliée pendant plusieurs décennies, cette tradition des marionnettes de Noël a été remise au goût du jour par une bande de joyeux drilles, j’ai nommé Serge Dotti, Maurice Maubert et Louis Pastorelli, il y a trois ans de cela. Chaque année ils nous présentent l « Estra- presèpi » pendant le temps de Calèna  la fin de l’année. cette année, il y aura encore trois soirées spéciales « Estra-presèpi de  Nissa » au Trident, chez Nissart per tougiou
Nissart per tougiou
N’oubliez pas de vous y rendre une de ces 3 soirées le 27, le 28 et le 29 décembre, à 20H30, les places seront chères. Réservations: 06.76.47.02.02 (26/12/2012)