Le Combat des langues enracinées continue

Jour après jour, les langues enracinées doivent se battre pour exister dans un monde qui n’accepte pas les différences culturelles.

« Les langues dites « régionales » existaient mais elles étaient anecdotiques parce qu’elles n’étaient pratiquées par presque personne »

L’auteur de cette phrase prononcée récemment est un certain Jean Luc MELENCHON candidat du Front de Gauche.

Elle est symptomatique de l’esprit des politiciens français de tout bord à l’égard des langues enracinées et par extension des peuples qui parlent ces langues…malgré la francisation à outrance et les obstacles mis en place par le système d’éducation français.

Cette vision réductionniste  est largement partagée par les Universitaires et hommes de lettres français: un ami défenseur des langues enracinées du côté de Toulouse nous fait part de ce qu’il a découvert en allant sur la page « net » de l’académie française, dans laquelle « les parlers d’oc » sont des dialectes de la langue française…un bel exemple d’impérialisme culturel.

Adieu,

Per curiositat, siéu anat vèire la pàgina presentada sus TF1:
http://www.academie-francaise.fr/langue/index.html

E aquí liègi, espantat:
« Au Moyen Âge, la langue française est faite d’une multitude de dialectes qui varient considérablement d’une région à une autre. On distingue principalement les parlers d’oïl (au Nord) et les parlers d’oc (au Sud). »

L’occitan seria doncas un dialècte dau francés!

A! Aquelu academicians! Totjorn lèsts à n’ensenhar quauqua ren!

Coralament,
Reinat TOSCANO

Cela se ressent aussi dans l’attitude de « l’éducation nationale »et des syndicats qui en font partie. Voici un article de l’AGACA qui dénonce un véritable apartheid en Limousin:

[L’AGAÇA – libertat d’expression en Occitània] National-expansionisme lingüistic : la FCPE Landouge, en Limousin

Re = pouvoir (latin classique)

Public = au peuple (latin classique)

Laïcos = ce qui appartient au peuple (grec ancien)

région = espace de pouvoir – la décentralisation est un régionalisme – l’autonomisme n’est pas un régionalisme. Encore une fois, l’occitanisme n’est pas un régionalisme.

Après ces quelques mots, partons au cœur du sujet, avec une question.

Quelle est cette école qui n’enseigne pas dans la langue du peuple de Limousin ? L’école républicaine française, celle fabriquée par la IIIème république et qui trompe le peuple du Limousin depuis deux siècles.

S’il y a bien des écoles qui sont laïques (sens grec du terme) et appartenant au peuple (soumis) en Limousin, il faut bien noter que c’est Calandreta : malheureusement par nettoyage ethnique républicain français, ce type d’école n’existe qu’à un exemplaire à Limoges, merci à Jules Ferry, et aux expressions modernes du nationalisme armé français (le français n’est pas un don républicain, c’était un besoin de la hiérarchie de l’armée française pour gagner les guerres, ça n’a jamais marché, c’est un peu comme le porte-avion Charles-De-Gaulle) ; de plus, ce genre d’écoles fabrique des monothéistes linguistiques, et des absurdités dans l’enseignement des langues, avec l’accord des syndicats de professeurs et des administrations républicaines françaises, et malheureusement le soutien de certains nationalistes d’expansion parisienne en Limousin, des citoyens bien normés.

Il est regrettable que la seule chose que nos élus limousins puissent proposer à ces racistes ontologiques et républicains, soit le système de gestion des Afrikaners, avant l’abolition, et l’arrivée de la démocratie et du plurilinguisme en Afrique du Sud, c’est à dire la séparation,

apartheid in Afrikaan.

On pourrait aussi, par compassion, expliquer que cette population de racistes républicains en Limousin soit mal formée ; or, il semble que le Limousin ait été terre d’accueil et surtout qu’il votasse majoritairement à gauche, qu’il résistât aussi à plusieurs reprises dont lors du passage des conscrits de la future guerre d’Algérie, qu’il résistèrent contre l’inauguration d’un monument au mort a Genciòus. Ce qui prouve au moins que la façon dont la gauche française s’exprime à une propension grande d’exprimer le même nationalisme que le député républicain et gaulliste, M.Dupont Aignan, ce matin à 00:33 sur France 2 : «qu’ils apprennent le français !». en réponse à une question sur les «langues régionales».

Il est à noter que les dites écoles républicaines et laïques sont incapables de faire apprendre de façon systématique les langues ; au contraire, Calandreta propose une façon européenne d’enseigner, façon qui favorise le trilinguisme à la sortie des écoles, c’est à dire après le cours moyen. Ce qui fait qu’en sixième, dans les zones ou il n’y a pas de collège Calandreta (quasiment partout), les élèves de Calandreta sont inadaptés au système français, système qui nettoie les langues de France et qui handicape toute la population pour apprendre des langues européennes, c’est à dire celles qui ne sont pas sur le territoire de soumission républicain française, et considérées comme étrangères aussi bien que les langues de France, qui, souvent, existaient et étaient langue de culture et de savoir bien avant la langue du roi, celle de la république et celle de ces racistes limousins de la FCPE.

Le document du Populaire est du 2 octobre, j’écris ces lignes maintenant, une semaine après, car en Limousin la discrétion politique est la règle et particulièrement du côté des occitanistes. Il est cependant dommage que cette affaire restasse en Limousin : pourquoi ?

Quand il se développe des argumentations de ce type, il est urgent de prévenir la Halde ; c’est du racisme. La Halde vous indiquera alors qu’elle ne sert à rien, car elle n’a pas de loi pour appliquer contre ce genre de racisme républicain français. C’est alors que l’on fera apparaître le besoin d’une loi, pour que le système français, raciste et ontologiquement programmé pour détruire la diversité linguistique, puisse se mettre aux normes européennes. Donc, garder une information en Limousin, sous prétexte d’erreur de compréhension qu’il faut régler entre soi, c’est pas la bonne solution. C’est la solution limousine de toujours, ne demandez pas aux Occitans du Sud de penser à vous, si quand vous avez ce genre de problème républicain français vous ne pensez pas le faire savoir !

C’est exactement ce qu’essaye d’expliquer l’article du journal de gauche L’Écho du Centre : il faut sauver cette gauche qui ne comprend rien à la diversité, et qui exprime un nationalisme étroit et conservateur. Contre ceci, il n’y a qu’une seule solution : crever le bouton noir, et le mal sera à nettoyer avec un antiseptique fort en urgence (une manifestation contre le racisme linguistique français par exemple), la démocratie ne s’en portera que mieux en Limousin.


Per clavar e far simple, las «Écoles républicaines et laïques» son d’escòlas del nacionalisme d’expansion francesa (la resulta son parents de la FCPE a Landoge Lemòtges – e malgrat totas las «bonas paraulas» de OC-BI e FELCO, e de la SGEN-CFDT o FSU-, e al contrari, e confirmat per las enquèstas lingüisticas d’Aquitània e Miègdia-Pirinèus, l’occitan e Calandreta son signes de dubertura, de sabers europèus (es pietat que fosquèsse per una elita de chançoses, mas es pas la fauta dels parents de Calandreta). Justament, per verificar que Lemosin fosquèsse pas la meteissa resulta, perqué i auriá pas una enquèsta lingüistica en Lemosin ?

A présent, nous vous livrons un texte de la linguiste Henriette Walter qui donne quelques explications pour le, moins intéressantes sur les distinctions entre les langues enracinées du Sud de l’hexagone.

Les langues régionales de France : nissart, provençal, languedocien, gascon (12/20)

12° émission de la série proposée par la linguiste Henriette Walter

De nos jours, par provençal tout court, on entend en fait provençal maritime, que l’on distingue du provençal alpin (sujet d’une précédente émission). On le distingue également du languedocien, plus à l’ouest, et du nissart, qui est une variété de provençal maritime, à l’est, plus proche des dialectes de l’Italie. Et entre Océan et Pyrénées, on trouve aussi le gascon…

Émission proposée par : Hélène Renard

Référence : sav579

Adresse directe du fichier MP3 : http://www.canalacademie.com/emissions/sav579.mp3

Date de mise en ligne : 4 septembre 2011

Le nissart ou niçois On pourrait préciser que le nissart lui-même est multiple, selon qu’il s’agit de la partie orientale plus proche des dialectes d’Italie, de la partie septentrionale, qui partage certains traits archaïques avec le provençal alpin, ou occidentale, souvent confondue avec les usages du provençal maritime plus généralisé.

Le souvenir de Mistral C’est une des variétés de la langue d’oc centrale qui a connu son heure de célébrité mondiale grâce à Frédéric Mistral, qui, avec Mireio, a reçu en 1904 le prix Nobel de littérature. On sait bien que toutes ces langues jouissaient à l’origine d’une certaine unité, mais la fragmentation était réalisée depuis longtemps lorsque, au milieu du XIXe siècle, six jeunes poètes provençaux, parmi lesquels Frédéric Mistral, se réunissent pour créer le Félibrige, une sorte de Pléiade provençale dont le but était de faire renaître une véritable langue commune, avec comme premier objectif la constitution d’une orthographe unifiée. C’est que Frédéric Mistral avait été très affecté par les brimades que subissaient au collège les enfants qui parlaient provençal. Il écrivait, en 1867 : « Je n’aspirais qu’à une chose, venger un jour et réhabiliter cette langue maternelle sacro-sainte que l’on nous apprenait, à force de brocards et de pensums, à mépriser, à oublier. » _ Cette phrase de Mistral rappelle la coutume du « symbole » telle que l’a également évoquée Pierre-Jakez Hélias pour le breton. Pour forger une orthographe commune, il était apparu comme nécessaire de choisir un dialecte de référence, et comme ils étaient tous de la même région, entre Arles et Avignon, c’est tout naturellement que leur choix s’est porté sur le dialecte de Maillane, patrie de Mistral, comme modèle. Pourtant, malgré la célébrité de Mistral, dont Lamartine avait dit : « Un grand poète épique est né…un poète qui, d’un patois vulgaire, fait un langage classique, d’image et d’harmonie, ravissant l’imagination et l’oreille ; un poète qui joue, sur la guimbarde de son village, des symphonies de Mozart et de Beethoven. » (Alphonse de Lamartine, Cours familier de littérature, 1859.) et malgré les hommages rendus à son représentant le plus illustre, le Félibrige n’avait pas réussi à opérer l’unité dialectale souhaitée : trop proche du parler de Maillane, l’orthographe proposée ne s’adaptait pas complètement aux autres parlers occitans. De plus, aucune force politique n’accompagnait les efforts des Félibres.

L’Institut d’Études Occitanes (IEO) C’est vers la fin du XIXe siècle qu’une autre graphie voit le jour, qui était fondée cette fois autant que possible sur l’ancienne graphie des troubadours. Une importante grammaire de 500 pages est publiée en 1935 en y appliquant ces nouveaux principes. Repris et améliorés, ce sont ces mêmes principes qui ont sous-tendu les travaux de l’Institut d’Études Occitanes (IEO), à Toulouse. Et à partir des années 1970, des efforts ont été faits pour mettre au point, à partir du languedocien cette fois, considéré comme la forme la plus proche de la langue classique, une sorte de langue de référence pouvant servir de base à un occitan commun, dans le but de permettre diverses lectures selon les variantes de chacun des dialectes. Mais la graphie n’est qu’un des aspects du problème. Les « mistraliens » sont par ailleurs farouchement opposés au terme « occitan », qui par son caractère généralisateur, aurait pour effet, s’il était adopté, de déplacer le centre de gravité, de la Provence -celle de Mistral – vers le Languedoc.

Entre provençal et languedocien On a déjà dit que les langues du Midi sont généralement restées plus proches du latin, tandis que le français présente des formes très modifiées : la voyelle A accentuée du latin est restée /a/ dans le Midi tandis qu’elle a pris un autre timbre dans la zone d’oïl : sau en provençal, sal en languedocien, mais sel en français. Dans cet exemple, on aura remarqué la vocalisation de la consonne /l/, qui se retrouve partout en provençal :

bèu « beau » < lat. bellus

aucèu « oiseau » < lat. avicellus

Une autre réalité est à rappeler : d’une manière générale, le languedocien se révèle plus conservateur que le provençal . Par exemple, les consonnes finales se prononcent toujours en languedocien, mais pas en provençal :

amic « ami »,

prat « pré ».

De même l’infinitif garde le /r/ final en languedocien, tandis qu’en provençal :

escouba « balayer »,

escouta « écouter »

boulega « bouger ».

Même évolution pour :

jou « jour »,

de « doigt »,

pe « pied ».

Le gascon fait bande à part Le provençal et le languedocien ne se confondent donc pas, mais, avec le gascon, on se trouve en face d’une langue qui se distingue encore plus nettement de toutes les autres variétés d’oc. Or, si le gascon se différencie nettement des autres langues d’oc, c’est sûrement en raison de son substrat aquitain, ce qui signifie que le latin parlé dans cette région a donc hérité d’une partie des traits de la langue basque. Sur le plan lexical, par exemple, le gascon partage de nombreuses formes avec le basque :

avarda « rhododendron »

ganga « crête de montagne »

quèr « rocher »

gabe « rivière »

Extension et spécificités du gascon Le gascon recouvre actuellement un vaste espace en forme de triangle entre l’océan Atlantique, les Pyrénées (sans le Pays basque) et la Garonne, depuis son embouchure jusqu’aux environs de Toulouse. A ce niveau, la limite avec le languedocien suit à peu près le cours de l’Ariège, dont il s’éloigne ensuite progressivement vers l’ouest. Sur le plan des distinctions phonologiques, le gascon possède une consonne spécifique : un /h/ qui n’est pas un ornement orthographique, comme il l’est devenu en français, mais une consonne vraiment prononcée (comme en anglais ou en allemand). Toutefois, il ne faudrait pas se hâter d’en conclure que cette consonne est la continuatrice d’un /h/ latin, qui d’ailleurs ne se prononçait déjà plus en latin au moment de la conquête de la Gaule. Cette consonne /h/ correspond en fait au / f/ du latin :

lat. FLOR gasc hlor

lat. FILIA gasc. hilha

lat. FARINA gasc. haria

lat. FONS gasc hont

Ces deux derniers exemples montrent aussi une autre caractéristique du gascon où, comme en portugais cette fois, le /n/ entre deux voyelles ne s’est pas maintenu : LUNA a abouti à lua, GALLINA, à garia « poule »

Enfin, entre gascon et béarnais, les nuances sont subtiles, mais on peut signaler par exemple en béarnais la forme archaïque « di »(jour), directement venue du latin DIES (face aux formes du type jorn dans les autres langues romanes). Avec le gascon et le béarnais s’achève l’exposé sur les langues d’oc. La prochaine émission portera sur une série de dialectes que l’on regroupe sous le nom de franco-provençal, dans une région aux pourtours incertains, et qui se prolonge en Suisse et en Italie.

En savoir plus : Poursuivez cette série de 20 émissions sur les langues régionales de France, sur le site de Canal Académie.

Retrouvez Henriette Walter sur Canal Académie.

Canal Académie vous invite à consulter le site du Hall de la chanson (www.lehall.com), partenaire de cette série d’émissions sur les langues régionales de France.

Aventures et mésaventures des langue…

Henriette Walter

La Dynamique des Phonèmes Dans le Le…

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Il est intéressant de lire cet avis du chanteur Yves Duteil, donné lors d’une conférence à Narbonne sur le thème « la langue de chez nous » , le 23 septembre 2011:

Il est toujours très intéressant d’avoir l’avis d’un chanteur français, celui qui chante «La langue de chez nous», et qui fut diffusée longtemps par les deux ou trois radios occitanes qui existaient à l’époque. J’espère que cette réponse, permettra aux programmateurs d’avoir un autre avis sur la diffusion de cette chanson et qu’elle sera harmonieusement diffusée avant une chanson en occitan.

« L’occitan, le basque, le breton, le corse, l’alsacien, ont tous leur droit de cité et ne pourront jamais être enterrés. Toutes les tentatives qu’on peut faire pour qu’une mosaïque devienne un « à plat », et que l’uniformité remplace la diversité de nos cultures, c’est un échec, un échec programmé. On ne peut pas effacer les racines des gens comme ça. On ne peut pas développer ses fruits en négligeant ses racines.
« Je suis totalement conscient de l’importance de la prise en compte des langues régionales dans notre culture. C’est important, c’est capital, parce qu’on n’efface pas une langue comme celle-là [l’occitan]. On ne l’efface pas parce que tous les pays qui ont essayé d’écraser un autre peuple au profit de leur propre culture pour qu’il n’y ait plus qu’une seule et unique langue, et bien, dès que cette domination cesse, la langue d’origine ressort.
« C’est très important que l’Europe aujourd’hui prenne en compte toutes ces langues, et qu’on arrête d’évoquer la notion d’«exception culturelle française» en excluant de cette façon les langues autres que le français. On a remplacé avec bonheur ce terme par «la diversité culturelle», qui est une reconnaissance du fait que toutes les langues des pays d’Europe ont droit de cité au même titre que le français dans la sauvegarde des cultures et dans le développement de la suite, la suite qui va être notre vie demain.
« Les langues régionales, pour moi, c’est une source de diversité dont on a absolument besoin.
« Je suis signataire de la Charte des Langues Minoritaires.
« Il existe aussi une version en corse de La langue de chez nous, A lingua da noi. »

Yves DUTEIL

Responsa d’Yves Duteil a una question de Sèrgi Granièr pendent la conferéncia sul tèma La langue de chez nous, lo divendres 23 de setembre de 2011 a la Mediatèca del Grand Narbona (frasas transcritas mot per mot de l’enregistrament sonòr).

Mercés d’aver pausat la question e mercés a Yves Duteil per aquesta responsa.

Malgré tous les efforts des défenseurs des langues d’oc (que certains appellent occitan…y compris « l’éducation nationale  » française) nous avons relevé ce papier peu satisfaisant sur l’état de la pratique de ces langues d’oc

Langues régionales

L’occitan en perte de vitesse

Une enquête récente montre l’essoufflement de la langue des troubadours.

Toulouse, correspondance. Parlètz l’occitan ? Le conseil régional de Midi-Pyrénées a cherché à savoir, via une enquête de terrain, quelle était la situation de cette langue sur son territoire. Résultat : 4 % des sondés le parlent parfaitement, 14 % ont un niveau moyen, 32 % de simples notions, quand la moitié de l’échantillon n’a aucune pratique de la langue. Parmi les occitanophones, 62 % déclarent le parler de moins en moins. La langue a souvent été apprise dans la famille mais ce mode de transmission est en net déclin, ce qui n’est guère compensé par l’apprentissage à l’école. Les jeunes générations ont plutôt une pratique écrite de l’occitan, alors que celui-ci est d’abord une tradition orale pour les aînés. Même si 87 % des sondés souhaitent qu’on préserve ou développe l’occitan, celui-ci est en perte de vitesse. Si la tendance se poursuit, il pourrait vite rejoindre le cimetière des langues mortes. Dans l’académie de Toulouse, le nombre d’écoles bilingues publiques ou associatives (calandretas) augmente, mais le capes d’occitan ne recrute chaque année que quatre professeurs pour des postes à pourvoir entre l’Atlantique et l’Italie. Après des enquêtes en Languedoc-Roussillon et en Aquitaine, celle conduite en Midi-Pyrénées fournit un support pour une politique linguistique interrégionale. Avec cet objectif : gardarem l’occitan !

Bruno Vincens


En revanche, dans le Comté de Nice, après une francisation à outrance pratiquée dès l’annexion frauduleuse de 1860, qui faisait que dans les années 70 seuls quelques vieux niçois parlaient encore la langue, nous assistons à un renouveau de la langue Nissarde, chez les jeunes. De plus en plus, apprennent leur langue et la présente ai baccalauréat. De plus en plus sont fiers de la pratiquer. De plus en plus de jeunes sont fiers de s’affirmer Nissart


Dernièrement eurent lieux les remises de prix aux lauréats des différents concours et apprentissage de « la nouostra lenga » par le Centre du Patrimoine Historique, Culture, Langue et Archéologie (Délégacioun Patrimoni Istoria, Cultura, Lenga e Archélogia)  et lors de cette remise de prix, un des récipiendaires a affirmé  » je  me sens plus Niçois que Français ». Cela n’est pas étonnant, car cette langue a un attachement à une terre et à une histoire et est dépositaire d’une culture multimillénaire.