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Terre bénie des Dieux ?

Notre Comté de Nice a de tout temps été un territoire privilégié, quant à son environnement, sans que cela en fasse une terre ou la vie fût facile et le travail aisé.


Pendant des siècles, nous avons vécu avec une structure sociétale essentiellement agricole dans un espace majoritairement montagnard et notre peuple s’est adapté au fil du temps pour exploiter au mieux son environnement.

Cependant, le monde moderne hyper productiviste avec sa propre philosophie (mettant en avant les profits) qui rompait complètement avec celle du passé (ou l’on privilégiait plutôt les besoins) a totalement chamboulé non seulement les structures de la société Niçoise mais également le paysage de notre Pays Niçois.  Alors que nos anciens préservaient chaque parcelle de terre qu’ils avaient reçue en héritage comme un don du ciel et, surtout,  un bien commun, le monde moderne, dont une autre caractéristique est d’agir au présent sans se préoccuper de l’avenir, a ravagé les sites naturels ainsi que les aménagements écologiquement adaptés de notre Comté au nom du sacro-saint progrès.

Il ne sert à rien, aujourd’hui, de réclamer une indépendance (largement et légalement méritée) de notre Pays Niçois sans, au préalable, avoir défini ce que nous voudrions comme type de société. Si c’est simplement être indépendant pour reproduire la structure de l’état occupant à l’identique, nous n’en voyons absolument pas l’intérêt. D’autant que, aujourd’hui, il n’y a plus d’états véritablement indépendants dans ce monde. Ce qui nous importe, en fait, c’est surtout de pouvoir  décider de notre avenir ici et de mettre en place, demain, les structures politiques, sociales, culturelles, économiques et environnementales que nous voulons pour un développement harmonieux de notre Pays et de notre peuple en osmose avec son milieu naturel.

A présent, on a bétonné les rivages pour faire des résidences secondaires, on a macadamisé les terres agricoles pour faire des routes de plus en plus grandes absorbant un trafic de plus en plus important, on a « équipé » à outrance les paysages immaculés de nos montagnes pour satisfaire aux  loisirs des troupeaux migratoires d’estivants ou de RTTistes (« panem et circenses » : cela ne vous dit rien ?). On a supprimé les pouvoirs locaux séculaires pour mettre en place une technocratie inhumaine. On a laissé la spéculation se développer jusqu’à faire que les « indigènes Nissart » ne puissent plus se loger correctement chez eux….cette liste n’est pas exhaustive.

Et, voilà qu’à présent, une menace bien plus grande se fait jour dans le domaine de l’exploitation des ressources naturelles : on a découvert pas très loin de notre Comté des gisements de gaz de schiste. Sur un territoire de près de 6800 km², englobant l’Ouest du département des Alpes-Maritimes, en venant effleurer les limites de notre Comté, du côté de Carros, une société « États-Unienne » (créée par un Suisse installé au Texas) envisage des forages à grande échelle pour aller chercher ce gaz dans notre sous-sol. D’ici qu’ils en découvrent aussi chez nous, on n’en est pas loin: mais, de toute façon, nous sommes solidaires des Provençaux et concernés par ce danger chez nos voisins.  D’ailleurs, un danger identique existe en de nombreux points de l’hexagone voisin et les populations s’en inquiètent. Nous pouvons, nous aussi, être vigilants, ici, car tout est possible dans ce domaine. Je vous laisse lire le document suivant qui est édifiant à ce sujet.

ALERTE ECOLOGIQUE MAJEURE

Chaque jour on mesure davantage l’étendue de la catastrophe qui s’abat sur notre pays : La volonté de nous détruire va au-delà de la substitution de population, de la perte de nos valeurs, de notre identité, de nos racines.

Il faut désormais qu’ils détruisent notre environnement, notre faune et notre flore, notre sol et notre  sous-sol en prétextant la croissance des besoins d’énergie et l’indépendance énergétique de notre pays! »

En France, on a des idées et, en plus, on a du schiste bitumineux.

Voici le nouveau slogan qui remplace maintenant celui des années soixante-dix : « En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées ! ».

Comme aux Etats-Unis et au Canada où la société HALLIBURTON exploite le gaz et l’huile de schiste par le procédé de fracturation de la roche  à grande profondeur (2000 à 3000 mètres). Cette technique a des conséquences effroyables sur l’environnement, la faune et la flore ainsi que sur la santé humaine. Les habitants des régions concernées aux USA et au Canada sont sinistrés et leur vie quotidienne est devenue un enfer. Voir à ce sujet les vidéos sur internet du reportage  « GASLAND »

Pour ce qui est de la France, plusieurs projets d’exploitation du sous-sol en vue d’en extraire l’huile de schiste en explosant la roche par injection d’eau en quantité énorme additionnée de produits chimiques extrêmement nocifs sont en cours et ont reçu, dans le plus grand secret, les autorisations nécessaires de la part du gouvernement et notamment de l’ex-ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo en 2009…

Les bénéficiaires sont les sociétés américaines TOREADOR (dont le principal dirigeant, Julien Balkany, est très proche du pouvoir) et HESS et la société canadienne VERMILION. Le 16 avril devraient normalement commencer les premiers forages « exploratoires » à proximité de la commune de Doué en Seine & Marne mais aussi en différentes place de la Seine-et-Marne. L’est de l’Aisne, le sud de l’Oise ,l’ouest de la Marne et toute la Seine & Marne sont concernés. La Terre Briarde est menacée d’un désastre écologique et environnemental sans précédent en France: destruction de la faune et de la flore, dessiccation des terres agricoles, maladies puis mort des animaux domestiques, de ferme et d’élevage, terrains transformés en paysage lunaire  eau polluée, impropre à la consommation , pollution extrême des nappes phréatiques et épuisement de la principale réserve d’eau potable de la région parisienne. « La nappe de Champigny » qui alimente la rivière souterraine « la Dhuys »

Habitants de Seine & Marne et du reste de la Brie, tout ceux et celles qui restent attachés à la terre de leurs ancêtres , mobilisez-vous, renseignez-vous, rassemblez-vous, car il y va de votre santé, et de notre patrimoine

Ecoutez celles et ceux qui la dénoncent car vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas !


C’est sûr : cela fait froid dans le dos (entre parenthèses, on remarquera que, une fois de plus, on cite toutes les régions concernées sauf la notre dans ce papier). Mais, vous allez me dire, les écologistes ne vont pas laisser faire çà, tout de même ! Le problème de nos jours est que l’écologie est devenu un enjeu électoral et que, dans cette société du consensus, elle n’est plus qu’une caution morale pour capter des voix dans le jeu politicien. L’écologie politicienne est prête à toutes les compromissions possibles pour exister dans le paysage « dit démocratique » qui monopolise les médias.

Nous vous proposons de lire cet article faisant référence à un livre paru en mars de cette année « Qui a tué l’écologie » de Fabrice Nicolino. Certes l’auteur a un langage radical, mais, son propos prête à réfléchir. Ce qui est intéressant à consulter, ce sont les pièces jointes qui viennent en fin de cet article. Un réquisitoire implacable contre l’écomanie humanitaire politiquement correcte.

Qui a tué l’écologie ? de Fabrice Nicolino

Editeur : Les liens qui libèrent – Date de publication : 16 mars 2011 – 300 p. – ISBN : 9782918597254 – Prix public : 15 €

INCIPIT :

« Un spectre hante désormais le monde de l’écologie, et c’est celui de la mignardise. Il faut être gentil, constructif, bienveillant, positif, bien élevé. Ce mal est profond, comme on verra, mais il s’est aggravé juste après l’élection de Nicolas Sarkozy, en 2007. C’était fatal. D’un côté un histrion obsédé par le dernier sondage disponible, aussi bon tacticien que désastreux stratège. De l’autre un mouvement épuisé par quarante années de surplace et de compromis, moqué dans la moindre réunion par le sous-préfet d’Ax-les-Thermes ou le conseiller général de Romorantin. C’est alors que sonnèrent les trois coups d’une pièce bouffonne connue sous le nom de Grenelle de l’environnement.

On a vu dans les mêmes bureaux, derrière les mêmes micros et caméras ceux qu’on croyait des adversaires. L’Etat et ses services jadis honnis, les grands patrons pollueurs, les paysans industriels, les partisans des OGM et des pesticides d’une part. Et de l’autre, des ONG comme Greenpeace, le WWF, la Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, autoproclamées représentantes de la société toute entière.

Le douteux miracle, c’est que tous ces gens n’ont cessé de se congratuler. Pour le président Sarkozy et son clan, l’occasion était magnifique de prouver que la droite pouvait être aussi écolo, et même d’avantage, que ses adversaires. Et pour les écologistes officiels, dûment estampillés, le Grenelle marquait la fin d’une époque honnie, faite d’ombre et d’ostracisme, emplie de soirées perdues à tenter de sauver ce qui ne le serait pas.

Mais l’affaire ne s’est pas arrêtée là. Englués dans le piège qu’ils avaient eux-mêmes amorcé, les écologistes de cour ont continué de jouer jusqu’à l’absurde. Peut-on, sans sombrer dans le ridicule, prétendre que le monde court à sa perte tout en œuvrant comme si l’on disposait de cinq siècles pour régler les problèmes entre gens de bonnes compagnies ?

La disparition quasi complète de la pensée critique va de pair avec une tendance lourde de la société. Désormais, il faut être écolo, « ma non tropo ». L’heure est au développement durable, forcément durable. Ce qui implique de bien fermer les robinets, de bien éteindre la lumière derrière soi et de trier ses ordures.

Pendant ce temps, la destruction du monde continue. J’écris ces lignes alors que s’achève la piteuse conférence de Nagoya (Japon) sur la biodiversité, et près d’un an après la ridicule grand-messe sur le climat de Copenhague. Oh oui, la destruction continue et s’accélère même. Et dans ces conditions, il faut oser parler d’une mystification. D’une vaste mascarade où l’écologie, la vraie, a disparu dans le trou noir des embrassades et des réceptions avec petits-fours. Ce pamphlet sera dur, car il dénoncera sans état d’âme tous ceux qui acceptent d’échanger la liberté et l’action contre un simple plat de mauvaises lentilles. […]

Je suis un écologiste. Il est à mes yeux certain que la crise de la vie sur terre commande tout. Devrait commander toutes les actions humaines. Et c’est à cette aune que je vais parler d’un mouvement écologiste auquel j’appartiens, envers et malgré tout. Je suis membre de l’association Bretagne vivante depuis 1987, et j’en suis bel et bien satisfait. J’écris, j’ai écrit, j’écrirai bénévolement dans des bulletins, de petits journaux, des feuilles naturalistes ou plus généralement écologistes. Ce mouvement est peut-être perdu, mais j’en suis. Je fais partie de ceux qui veulent refonder le monde sur des bases humaines. Un tel programme est devenu extrémiste, mais je n’y suis pour rien.

Le désastre est partout, même si les chaînes de télévision et les propagandes associées parlent encore de vacances à la mer ou à la montagne, du dernier colifichet, des courses automobiles et du tennis, des bisbilles électorales entre machin et truc, entre machine et truque. L’image, qui s’impose à moi est celle d’une famille de chez nous, grignotant un joyeux pique-nique sur la plage, le dos au tsunami qui approche. On se dispute. L’un reproche à l’autre d’avoir oublié le sel et les deux finissent par mettre une torgnole au gosse qui vient de laisser tomber le jambon dans le sable.

Tandis qu’ils déplient leur nappe, pendant qu’ils se pourlèchent les babines une dernière fois, la vague s’apprête à déferler. Mon sentiment le plus sincère est que nous allons droit à la dislocation des sociétés humaines, que nous pensions pourtant immortelles. A toutes les menaces globales que chacun d’entre nous connaît – de la mort des océans à la déforestation, de la disparition des sols fertiles à la fracture du cycle de l’eau – s’ajoute désormais l’infernal dérèglement climatique. S’il est infernal, c’est pour la raison que le coup est parti. Il va falloir produire infiniment plus, pour au moins trois milliards d’humains de plus dans quelques années, mais avec bien moins. Moins de surfaces agricoles, moins d’eau, moins de pétrole, et sans le soutien d’un climat jusqu’ici très favorables aux activités humaines.

Chacun le sait ou le pressent, la parenthèse historique ouverte par la victoire sur le fascisme, il y a soixante-cinq ans, se referme brutalement. Brutalement pour les écosystèmes, qui ne savent rien du temps humain. Et bien trop lentement pour les individus que nous sommes, qui peuvent encore se bercer d’illusions et se passionner pour les prochaines élections présidentielles. L’espoir d’échapper au malheur est mince. Rien de sérieux ne pourra plus s’interposer entre nous et, le pire, sans la création d’un mouvement dont nul n’a pour l’heure la moindre idée. La seule certitude, à mes yeux, est qu’il ne ressemblera en rien à ce mouvement de protection de la nature, né en France à la suite des événements de mai 1968, devenu un appendice de l’appareil d’Etat et de cette vaste machine industrielle qui détruit le monde à sa racine.

Il est certain que ce texte  déplaira fortement à nombre de personnes qui me saluent encore, fût-ce de loin. Je ne l’ai pas écrit pour le plaisir d’être seul. Je l’ai écrit pour l’être moins. Qu’ai-je à perdre ? Je pense davantage à ce que nous pourrions gagner. »

http://www.dailymotion.com/video/xhpps1_interview-de-fabrice-nicolino-auteur-de-qui-a-tue-l-ecologie-y-2-2_news#from=embed

Autres  livres de Nicolino :

http://recherche.fnac.com/ia111912/Fabrice-Nicolino?SID=2a8160a7-7f32-9f22-100b-a04935ca454d&UID=06449B413-B0E3-A42F-5F8A-1A900898AEB3&Origin=fnac_google&OrderInSession=1&TTL=220920110824


Le constat est d’une lucidité effrayante et doit nous obliger à une réflexion profonde et plus encore une action  déterminée pour notre avenir. Il en ressort que le seul moyen qu’ont les peuples de se battre pour leur environnement est de créer des mouvements indépendants de la mouvance politicienne conventionnelle (et plus particulièrement de ceux qui sont inféodés aux partis politiques français) afin de provoquer une dynamique salutaire pour l‘avenir de leurs peuples, de leurs terres et de leurs enfants.

Il est temps d’avoir un mouvement écologique enraciné dans le Comté de Nice  qui soit totalement indépendant des structures politiques existantes. Il est temps d’imposer une loi littorale qui soit respectée (et même, à faire détruire ce qui empiète sur le bien commun). Il est temps de pouvoir nous déplacer à nouveau tout au long de nos côtes sans être bloqués par des murs de béton privés. Il est temps de relancer notre agriculture locale pour nourrir les populations de notre Comté, sans être obligé de polluer un peu plus en important des fruits et légumes venus de fort loin, alors que nous pouvons les produire sur notre sol. Il est temps que nos enfants ne soient plus empoisonnés à petit feu par des produits agricoles bourrés de pesticides et autres denrées chimiques. Suivons, en cela, une initiative de nos alter-égo savoyards qui ont mis en place des structures pour faire manger bio dans les cantines (et, au passage, faire vivre les producteurs locaux):

Du bio à la cantine, c’est facile !

Lundi, 04 Avril 2011 13:49

Prônant une alimentation bio, locale, de saison et en circuit court, La bio d’ici veut remettre du goût dans la restauration collective en Savoie. Mais qui a dit que c’était difficile d’avoir du bio à la cantine ?

Objectif de 20% de bio dans les cantines d’ici à 2018 dixit le Grenelle de l’environnement, conséquences sanitaires désastreuses des pesticides, OGM, vache folle : « il y avait urgence, on ne pouvait plus rester sans rien faire », raconte Christine Viron, co-fondatrice et présidente de La bio d’ici. Convaincue que « le changement passera par le pouvoir citoyen », cette ancienne salariée de l’agroalimentaire reconvertie au bio depuis quelques années a décidé de prendre les choses en main. Son objectif ? Changer la donne en faisant en sorte de généraliser les aliments bios dans les assiettes de nos cantines. En septembre 2010, elle crée donc la structure associative La bio d’ici à Eteaux, puis installe une plateforme d’approvisionnement à Chambéry en janvier 2011. Depuis bientôt deux mois, l’association livre une fois par semaine plus d’une vingtaine de cantines savoyardes en produits bios, essentiellement dans le 74. « Et ce n’est qu’un début ! », promet-elle.

Des produits savoyards ?

Inspirée d’un projet mené par une association auvergnate depuis quelques années, La bio d’ici entend faire se rencontrer deux mondes jusqu’alors étrangers dans nos montagnes : les producteurs bios savoyards et la restauration collective. « Le constat est simple. D’un côté, de plus en plus d’établissements veulent retrouver une qualité alimentaire en proposant des repas bios ; et de l’autre, les agriculteurs bios n’ont pas de débouché vers les cantines, les filières n’existant pas. Donc il faut créer du lien et de la solidarité entre les deux et c’est que nous faisons », explique Christine Viron. Pour les livraisons, La bio d’ici fait l’intermédiaire entre les cantines et les agriculteurs via sa plateforme de Chambéry. « On fait le maximum pour que tous les enfants savoyards puissent manger du bio. On ne peut plus laisser empoisonner nos enfants quotidiennement avec les pesticides ! », insiste-t-elle. C’est qu’aujourd’hui, nous consommerions quotidiennement, selon une étude de Générations Futures, 120 résidus chimiques, 36 pesticides différents et 47 substances cancérigènes dans nos repas. Et d’ajouter : « l’objectif est aussi humain et social pour les paysans qui sont de moins en moins nombreux et de plus en plus pauvres ».

Vous voyez bien, à présent, que cela est possible. Il faudra bien susciter une dynamique, hors des chapelles politiciennes, pour qu’émerge un « Mouvimen de Resistença Ecoulougica Nissart ». Nissart, sies drech e boulègas !

« Nissart, la Countéa de Nissa, es la tiéu terra »