Notre culture doit être prioritaire selon les Nissart… pour les échéances à venir

Quelles sont les préoccupations des « Nissart », dans le domaine culturel, pour les prochaines échéances électorales ?

Nous avons reçu un certain nombre de réponses à notre demande auprès de nos lecteurs sur ce qu’ils désiraient voir aborder, par les candidats aux futures élections municipales,  dans leur programme, au niveau des projets culturels, quant à leurs  préoccupations premières.

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Voici un aperçu de la tendance qui se dessine, à ce jour, sur les désirs des Niçois dans tous les domaines de la culture.

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La première des préoccupations des Niçois concerne la langue niçoise, la nouóstra lenga, qu’ils souhaitent voir se développer. Ils attendent des candidats un engagement formel en faveur de la langue aussi bien à l’école que dans tous les actes de la vie culturelle. Cela se traduit par une envie de voir se multiplier, autour de la vieille ville, dans les quartiers les plus anciens, dans un premier temps, les plaques de rues bilingues. Capture Ils veulent, bien sûr, que soit poursuivie et accentuée l’expérience d’école bilingue… ceci assorti de possibilités offertes aux parents dont les enfants suivent un cursus bilingue d’apprendre les rudiments de notre langue pour parler avec leurs enfants à la maison (éventuellement en donnant des subventions supplémentaires aux associations qui feraient l’effort de créer ou d’ajouter des cours de Nissart aux services qu’elles offrent) . De la même façon, ils souhaitent que tous les arrêts du tram’ soient annoncés en Nissart puis en Français (et surtout  que les annonces faites en français le soient avec un accent d’ici et non pas un accent «pounchut » comme cela est le cas actuellement). Ils jugent qu’il serait bien que les indications dans nos musées soient en Nissart et en Français   (accessoirement en Italien et en Anglais : mais les Niçois pensent qu’il n’est pas normal, alors que l’on fait l’effort de traduire en langue étrangère, que le texte en Nissart ne soit pas prioritaire).

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La deuxième de leurs préoccupations  vise à instituer des fêtes enracinées à chaque saison, à commémorer tous nos personnages les plus glorieux (Catarina Segurana, Giuseppe Garibaldi, Provana de Leyni, nos Barbets, etc…), à subventionner de manière équitable les fêtes et manifestations ayant trait à notre Pays Niçois (quand on sait que certaines fêtes nissardes ne reçoivent rien quand, dans le même temps, un David Guetta reçoit 500.000 €)  et à produire en priorité nos groupes musicaux locaux et nos troupes de théâtre.

Et "Lu Rauba Capèu" font danser le Comté

Puis, en troisième position (mais de très peu)  la volonté de voir les enfants apprendre l’histoire de leur pays à l’école.

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Ensuite, après ces trois priorités (la majeure partie des réponses concernaient les sujets évoqués précédemment), nous avons des désidératas variés. Comme, par  exemple, avoir des messages de bienvenue en Niçois dans les gares, le Port de Nice et les terminaux de l’aéroport Nice Côte d’Azur. A propos de cette dénomination (Nice Côte d’Azur), certains voudraient la voir remplacée par Nice Pays Niçois (ou Nice et Vallées).  Certaines demandes concernent l’Office de Tourisme qui n‘est pas assez « nissardisé » pour eux.  D’autres insistent sur les moyens à mettre en œuvre pour accentuer les recherches archéologiques et historiques.  Sont évoqués, également, des jumelages avec Turin et Chambéry, nos deux capitales historiques.

Enfin, pour terminer, une demande, d’une petite minorité, (peut-être que les autres n’ont pas osé) de voir le Maire de notre ville être capable de faire un discours en Nissart.

Nous allons diffuser ces demandes…. Les Niçois veulent savoir…