Le temps des morts dans le Comté de Nice

Depuis des millénaires, dans ce pays niçois, le culte des morts est une tradition et les rites qui l’accompagnent aussi.

 

 

Notre territoire est habité depuis des temps immémoriaux (une des plus anciennes localisation de peuplades en Europe se trouve être la Grotte du Vallonet) et une culture s’est fait jour avec l’apparition de la civilisation du Bego. Avec l’évolution des sociétés antiques, se développa parallèlement le respect des anciens et le culte des morts.

 

Lou mago

Lou mago

Chez nous, comme ailleurs, ces rites étaient associés à une aura de mystères. Le questionnement sur le devenir après la mort était, à toutes les époques, une des grandes préoccupations essentielles des peuples.

D’où vient la fête actuelle d’Halloween ?

De nos jours, on parle surtout d’Halloween, qui précède la Toussaint et la fête des morts. Aujourd’hui, cette fête est devenue, à l’image de la société marchande, une débauche mercantile. il ne faut, cependant, pas oublier, que cette fête nous vient d’Irlande, la « Toussaint Irlandaise » et, le nombre d’émigrés irlandais dans le nouveau monde étant assez conséquent, celle-ci franchira l’atlantique, se pervertira là-bas avant de nous revenir. Et si je vous parle de ces traditions irlandaises, c’est qu’avant la christianisation de l’Europe, existait une fête beaucoup plus ancienne chez les peuples Celtes (qui, faut-il le rappeler, occupait une très grande partie de notre Continent Européen), la fête de Samain. Et je parle de Samain,  parce que les Celtes sont venus chez nous, environ 400 ans avant notre ère, et se sont mêlés aux populations pré-existantes, du pays Niçois, les Ligures, ceux-ci étant arrivés antérieurement. La présence des tribus Celto-Ligures  est attestée sur l’ensemble de notre territoire, à l’exception du rocher qui dominait la baie des anges ou les Grecs* avaient bâti Nikaïa. On retrouve de nombreuses traces de ces populations celto-ligures de la Provence actuelle jusqu’en Ligurie actuelle (en passant par les Alpes) comme des pierres levées ou des sites emblématiques (mais, cela est une autre histoire que nous serons amené à développer plus tard). Il est vraisemblable que les Celtes eux-mêmes aient puisé dans la religion ligure pour nourrir la leur.
La fête des morts est un rituel pratiqué dans de nombreuses cultures et religions, qui consacrent souvent un ou plusieurs jours fériés à la commémoration des défunts.
La fête chrétienne a succédé à des rites païens plus anciens dont le plus célèbre est Samain, une fête celtique célébrée à la même époque de l’année et qui disparut vers la fin de l’Antiquité, avec la religion druidique. Ce rituel païen fut, ensuite,  progressivement remplacé par les rituels imposés par l’Église. Les fêtes se déroulaient uniquement dans des emplacements prévus à cet effet. Ce rituel païen a un rapport avec les mythologies de tous les peuples anciens. Cet événement est célébré non seulement par des peuples plus ou moins liés entre eux, mais par d’autres qui sont séparés par un océan ou par les siècles.

Une fête enracinée chez nos peuples

Une fête enracinée chez nos peuples

 

Une fête répandue chez les peuples européens:

A Rome, par exemple, on célébrait les mânes. Le terme mânes dérive de l’adjectif latin archaïque manus (bon) et s’oppose à immanis (monstrueux). Dans la mythologie étrusque (puis romaine), les mânes sont donc proprement les « Bons ». Ils sont vénérés par un culte public et privé. Les Anciens croyaient que les morts  accédaient à une forme de divinité dès que la flamme les avait dévorés. On les appelait, alors,  dii animales (dieux des âmes) ou Mânes : de là vient la consécration des sépultures : Diis Manibus Sacrum. Virgile, qui est de tous les écrivains latins, celui qui emploie le plus le mot manes
Au pays Basque,  le culte des ancêtres s’appelle Asaben gurtza. Les Basques apportent depuis l’antiquité la plus lointaine un fort concept de propriété au lieu où ils vivent. « Etxe » c’est la maison, et entendons par « une maison », non seulement le lieu habité, mais une institution familiale héritée à travers des générations, et non divisible par lots ou fractionnement. L’idée consiste en ce que l’esprit des ancêtres décédés ne part jamais de la maison familiale; son esprit restera vivant là, parce que c’est son lieu. Un patrimoine qui devait rester intact à travers les générations, un patrimoine presque sacré, le « temple » familier. C’est une petite « patrie », en prenant le concept de la « patrie » comme de « terre des parents ». Cette idée, déplacée à sa société, contribue à renforcer ses sentiments nationalistes.
Les familiers décédés sont toujours restés, alors, dans un corps et dans une âme, dans la maison de la famille. Cela était commun – et obligatoire – jusqu’à l’arrivée du christianisme, vers le Ve siècle. Ils avaient leurs morts enterrés dans un terrain près de leurs maisons, ils n’utilisaient pas les cimetières communaux. L’Église Catholique les acoutuma, tout de suite, à enterrer dans les cimetières, mais … alors, le chemin qui est parcouru de la maison à la tombe, prendra aussi pour ceux-ci, une signification magique spéciale d’appartenance.

 

Chez les Ligures:

Pour ce qui concerne les Ligures, nos ancêtres, nous possédons très peu de renseignements sur leur vie religieuse, ce que nous connaissons mieux, en revanche, ce sont les rites funéraires. Si le rite de l’incinération laisse la place en Ligurie « historique » à celui de l’inhumation, notons aussi que la présence de grandes fibules « à sangsue » analogues à celles que l’on trouve dans les tombes italiques des VIe et Ve siècles av. J.-C se retrouve dans les tombes à incinération de Pornassi ou dans le val d’Aroscia, déjà sur le versant maritime méditerranéen et semble constituer un lien qui, de l’aire de Golasecca à travers la Ligurie et le Piémont, atteignait les flancs occidentaux des Alpes. Cela renforce l’idée d’une zone ligure cohérente à travers la protohistoire. Chacune d’elle est divisée en plusieurs noyaux regroupant un certain nombre de tombes (121 à Gênes par exemple). Il semble y avoir eu une stricte organisation de chaque ensemble permettant aux familles d’honorer régulièrement leurs morts
Il sembleraît,  que la religion ligure  était étroitement liée à la vie du sol. Ces hommes sédentaires étaient attachés au coin qu’ils cultivaient, vivaient de la terre et pour elle, avaient fixé à jamais sur cette terre même les dieux qui engendraient leurs craintes et leurs espérances. Ils animaient par des Esprits ou des Génies les formes de la nature qui les entourait, sources et lacs, fleuves et montagnes, et la carte physique des pays ligures était l’image de leur panthéon
Sur la religion des Ligures nous n’avons aucune certitude : je parle et de ceux de l’Italie classique et de ceux de la Gaule préhistorique. Ni eux mêmes ni les Gréco-romains n’ont laissé, malheureusement, de souvenir, écrit ou gravé, sur les croyances et les rites qu’ils pratiquaient. L’absence de transmission écrite a condamné leurs successeurs à l’ignorance et leurs dieux au silence.

La nature divinisée

La nature divinisée

Nous pouvons nous faire une idée, approximative, de ce que fut la religion Ligure  guidé par les écrits de l’époque romaine, par de vagues allusions glissées dans les textes et par les lois les moins incertaines des faits religieux.
De toutes les choses du sol, les sources, on l’a vu, sont les plus utiles à la vie humaine ; elles étaient aussi celles, dont l’existence, capricieuse et variée, rappelait le plus cette vie elle-même. Leurs murmures semblaient pareils à des voix ; elles aussi couraient et sautaient, et ces mille changements de leur aspect et de leurs bruits, qui éveillent tant de poétiques images dans la littérature, suscitaient chez les Anciens les sensations d’un contact religieux. Tout en désaltérant l’homme, elles lui sourient, elles l’égaient ou l’étonnent. On dirait qu’elles lui parlent, et il cherche à les comprendre. Elles n’ont pas, pour son imagination d’enfant, la froide austérité des forêts immobiles ; elles sont, de toutes les forces de la nature, celles qui étaient le plus proches de son âme. C’est la fontaine qui rafraîchit, repose et purifie, qui soulage la fièvre, rend la vigueur et guérit la maladie : elle avait autant de vertus que de formes. Si c’est autour des sources que grandirent les groupes humains, elles furent, pour ces mêmes groupes, les rendez-vous permanents de leurs prières : créatrices des premières sociétés, et leurs premiers dieux. C’est à l’époque ligure que remonte le culte des sources saintes, je devrais dire de toutes les sources de la Gaule. L’importance de l’eau dans notre Pays Niçois en atteste. Car la sainteté était inséparable d’elles, et, froides ou chaudes, elles furent également esprits ou génies, dieux ou déesses. Qu’elles se perdissent dans les bois, qu’elles fussent pieusement recueillies par les hommes, qu’elles vécussent la vie brève et humble d’un ruisseau rustique, qu’elles s’étendissent en des lacs sans fond, abîmes d’eaux mystérieuses, ou que les hasards du sol les appelassent au rôle glorieux de  fleuve, le nom que portaient les sources de notre pays était souvent celui d’un Génie qu’on adorait en elles. En leur donnant ces noms, les Ligures ont fixé leur existence sacrée. Le culte de la source, dans les pays accidentés, s’associait à celui de la colline dont elle sortait et dans la pensée des anciens  étaient-elles sans doute  un même Esprit, âme du lieu et origine de sa vie. Il y avait un culte spécial pour les plus hauts sommets, ceux qui montraient à l’horizon des campagnes leur tête isolée et dominatrice. Ces sommets vivaient, eux aussi, d’une vie propre, avec les aspects sombres ou lumineux de leur cime, présage de tempête ou de beau temps, avec les clartés qui les environnaient au soleil levant, avec les nuages qui s’y amassaient, les éclairs qui les sillonnaient, le tonnerre qui y éclatait, et surtout avec les vents qu’ils déchaînaient sur leurs flancs et qui semblaient être les souffles mêmes de leurs divinités. Les peuples des Alpes, des Apennins, des Pyrénées, adoraient tous les Esprits de leurs montagnes, tantôt sous le nom de penn (rocher ou tête), tantôt sous celui de vent (celui qui vente) : non pas que ces mots désignassent un grand dieu général planant sur les monts, un Esprit commun des hauteurs ; mais chaque masse saillante avait son Génie, maître propre et souverain de la contrée qui regardait vers lui. Après l’eau et le rocher, le végétal était une troisième essence venue des dieux, et lui aussi, arbre ou plante, avait son langage sacré, arbor numen habet. L’arbre surtout était un Esprit redoutable, car enraciné dans le sol, il s’élève vers les cieux,  et il survit à l’homme qui l’a vu grandir. Aussi les Ligures vénéraient-ils les arbres les plus puissants de leurs pays, qui se trouvaient être en même temps les plus utiles à leur vie domestique : les hêtres et les chênes, au bois riche en chaleur et d’une force résistante, aux faines et aux glands nourriciers. Le hêtre fut sans doute l’objet d’un culte plus intense, d’ailleurs: arbre impérieux, indépendant et exclusif, il étouffe les autres espèces, et sa stature est souvent plus imposante, plus droite et plus dégagée que celle du chêne. A cette lointaine époque remonte aussi l’adoration particulière de certaines herbes aux vertus secrètes ou à la vie étrange : la sauge et la verveine, odorantes, compagnes fidèles des demeures humaines, réconforts de l’homme qui souffre. Enfin, d’autres Esprits animaient leurs croyances, les oiseaux du ciel et les bêtes de la terre. Les êtres vivants les plus redoutables ou les plus forts, parfois ennemis de l’homme ou fécondateurs de ses troupeaux, étaient autant de dieux pour lui : l’ours, le sanglier et le loup de ses forêts, le taureau aux cornes belliqueuses, et le bélier, père de ses bestiaux. Deux animaux surtout attiraient son attention naïve : le corbeau et le serpent. Le serpent, d’ordinaire inoffensif, s’attachait au creux d’un rocher, à un buisson, à un tronc ou des branches d’arbre : comme l’homme, il avait sa demeure, et comme lui, il s’attardait sur le bord des fontaines, et comme l’arbre et la source, il semblait sortir de la terre féconde. Le corbeau rappelait, parmi les êtres de l’air, ce que paraissait la source sur le sol : il était bavard, agité, capricieux et têtu à la fois:  ses cris avaient des modulations infinies , puis, quand il se fixait sur une colline, il y revenait sans cesse, et il y vivait, presque éternel, plus âgé que des générations d’hommes. Et les familles humaines, qui revoyaient le serpent près de sa source, le corbeau sur son sommet, et tous deux souvent dociles et familiers, purent croire qu’ils étaient les véritables Génies de l’endroit, et elles les associèrent, dans leur dévotion, à la fontaine, aux arbres et à la montagne. 
Et cette religion du sol est de celles qu’on ne détruit pas, et qui se transmettent d’âge en âge, de vaincus à vainqueurs, avec la possession et les bénéfices du sol lui-même. En prenant la terre aux Ligures, les Gaulois en acceptèrent à la fois les moissons, les noms et les dieux ; et après eux, ni les Romains, ni les Barbares, ni les Chrétiens n’extirperont jamais de leurs domaines, trente à quarante fois séculaires, les Génies des montagnes et des fontaines, les Esprits protecteurs des lieux. Puisque la glèbe nourrit et que la source guérit, il faut qu’il y ait en elles une puissance, quelle qu’elle soit. Ces dieux-là sont les plus utiles, les plus familiers, les meilleurs de tous. Car l’homme a besoin de converser avec ses dieux ; il accepte, à la rigueur, qu’ils ne soient pas visibles : mais il les veut très proches et fixés à une demeure, comme le corbeau à son rocher. Le Christianisme ne gagna les masses, ne devint une foi populaire, que lorsque les villes et les villages eurent leurs tombes de saints locaux, guérisseurs de maladies et protecteurs des moissons : ce qui permit aux hommes de se passer durant quelque temps des antiques Génies des sources, des rochers et des arbres. Mais ceux-ci, au reste, reparurent bien vite, tantôt en marge de la religion officielle, et tantôt sous l’abri tolérant qu’elle leur offrait : la sorcellerie eut ses fées et ses dames, et le Christianisme eut ses Vierges, les unes et les autres se partageant les monts, les bois et les fontaines, sœurs ennemies et héritières dissemblables de mères communes. Et même, cette inimitié n’était qu’intermittente.
Avec l’arrivée des Celtes, La religion celtique s’annexera tous ces dieux. A plus forte raison absorbera-t-elle nombre de rites ligures dans son culte et sa divination, car l’homme abandonne moins volontiers ses cérémonies que ses dogmes, change plus rarement le cadre que le but de sa vie religieuse, et les paroles dirigées vers un dieu ont souvent été faites pour un autre dieu qu’il a détrôné. Aussi, bien des gestes ou des formules que nous attribuons aux Celtes ne sont que l’éternelle répétition des habitudes de leurs devanciers.
Cette permanence de l’esprit sacré chez les Ligures se fondra bien évidemment dans la religion issue de leur interpénétration avec les Celtes venus dans notre pays et qui présidera à la religion Celto-Ligure. Il n’est pas interdit de penser que la perpétuation des cultes anciens dans les pays celtique, jusqu’à nos jours, doive puiser une part de son essence dans la tradition ligure. Jusqu’à la grande fête de Samain, encore bien vivante dans la culture Celte.

Samain

Samain

Dans la mythologie celtique irlandaise, Samain, prononcé /ˈsɑːwɪn/, /ˈsaʊ.ɪn/, ou /ˈsaʊn/ (le mot s’écrit Samhain en Irlande, Samhuinn en Écosse et Sauin sur l’île de Man), est la fête religieuse qui célèbre le début de la saison « sombre » de l’année celtique (pour les Celtes, l’année était composée de deux saisons : une saison sombre et une saison claire). C’est une fête de transition – le passage d’une année à l’autre – et d’ouverture vers l’Autre Monde, celui des dieux et des morts. Elle est mentionnée dans de nombreux récits épiques irlandais car, de par sa définition, elle est propice aux événements magiques et mythiques. Son importance chez les Celtes est incontestable, puisqu’on la retrouve en Gaule sous la mention Tri nox Samoni (les trois nuits de Samain), durant le mois de Samonios (approximativement le mois de novembre), sur le Calendrier de Coligny.
La notion de passage se retrouve aussi à ce moment, entre le monde des humains et l’Autre Monde résidence des dieux et des morts. On a relaté l’aventure de héros, ou d’hommes exceptionnels, qui se rendent dans le « Sidh » (le monde des morts), et y passent quelques agréables heures. Le temps des dieux n’étant pas le même, leur séjour est, en fait, de plusieurs siècles et, quand ils reviennent chez eux, ils ne peuvent vivre puisqu’ils sont morts depuis longtemps.
La fête de Samain connaîtra plusieurs métamorphoses au cours des siècles, jusqu’à la fête d’Halloween qui en reprend plusieurs caractéristiques.
Nadine Cretin relate une croyance bretonne qui aurait perduré jusqu’au début du XXe siècle, où les âmes des morts revenaient la nuit à la veille de la Toussaint et lors des nuits de solstice. Avant d’aller se coucher, on leur laissait de la nourriture sur la table et une bûche allumée dans la cheminée pour qu’ils puissent se chauffer. Cette croyance, qui n’est pas chrétienne, serait une survivance de la fête de Samain, tout comme la fête de Halloween.
Il est d’ailleurs symptomatique que cette fête d’Halloween (aujourd’hui devenue commerciale), ait  intégrée des symboles fort anciens que nous retrouvons, d’ailleurs, au coeur de notre culture (la courge: lou cougourdon, la sorcière: la masca, la chauve -souris: la ratapinhata). La mémoire collective des peuples est quelque chose d’indéracinable et, bien que l’église ait récupéré le jour de Samain, jour de célébration des morts et de rencontre du monde des vivants avec celui des morts, pour y placer la Toussaint, reléguant ainsi le jour des morts au lendemain, le 2 novembre, nos contemporains continuent, cependant, à aller honorer leurs morts le 1° Novembre, comme l’ont toujours fait leurs ancêtres.
Il est à remarquer, à ce sujet, que toutes les fêtes catholiques que nous célébrons sont en fait des fêtes bien plus anciennes que l’apparition du christianisme et puissent dans le vieux fond culturel et religieux des peuples qui vivaient ici avant nous. Des religions venues de la nuit des temps basées sur la course du Soleil et la vénération de la Terre.
En cela encore, le fond ligure n’a point disparu. Dans les rites de toutes les religions qui se succéderont, nous retrouverons des traces du culte du Soleil et du culte de la Terre. Quand nous célébrons la naissance du Christ, dans ces jours de décembre où le soleil nouveau recommence sa course, nous ne faisons que partager la joie de nos premiers ancêtres, célébrant bruyamment le renouveau de l’astre sacré. Que de naïves prières dans les champs et les villages, pendant les journées de mai et la grande fête d’août, qui sont adressées aujourd’hui à une Mère Divine rappelée au ciel, et qui allaient autrefois à la Terre d’en bas (Gé, Gaia, Ostara), Mère des Dieux et des Hommes.
En conclusion, nous pouvons dire que la religion des Ligures  encadrait la terre de même qu’elle inspirait les hommes et qu’elle a laissé son empreinte indélébile sur notre sol.

* il s’agissait, en fait, de grec d’Asie Mineure, des phocéens qui mené par Pythéas, fondèrent un comptoir à Massalia et, qui, pour certains d’entre eux revinrent dans notre Pays Niçois pour fonder Nikaia et Antipolis (la ville d’en face).