NOTES DE LECTURES: A PROPOS DU COMTE DE NICE

Histoire du Comté de Nice en 100 dates

Nous avons lu ce petit livre de Ralph SCHOR (Editions ALANDIS) qui nous a intrigué à cause de son titre.  En effet,  l’histoire du Pays Niçois qu’il nous relate va de 1815 à nos jours.  Or, le Comté de Nice (Countéa de Nissa) a vu le jour bien avant 1815 (l’auteur le dit lui même dans son avant-propos) et s’arrête officiellement en 1860 lors de l’annexion de notre pays par la france. Il est vrai que, dans le coeur des Niçois, le Comté vit toujours et, chaque fois qu’on le croit moribond, tel le Phénix, il renaît de ses cendres. Cette parenthèse refermée, ce livre ne manque pas d’intérêt pour qui veut, en quelques dates, survoler les histoires qui se sont déroulées sur notre territoire. Bien sûr, comme dans toute oeuvre, l’auteur a fait des choix qui lui sont propres et qui sont limités, mais, pour produire un ouvrage condensé avait il le choix?  Cela dit, pour celle ou celui qui veut avoir un aperçu évènementiel de la vie Niçoise de 1815 à 2007, sans en connaitre l’Histoire en profondeur, ce petit livre sera agréable à feuilleter.

Et Nice devint le Port de la Savoie…


Toujours chez le même éditeur français (Editions ALANDIS), nous avons lu le livre de Jean-Pierre FOUCHY qui s’est attelé à nous faire découvrir comment la maison de Savoie, qui rêvait, depuis longtemps, d’avoir un débouché maritime, fit du Port de Nice celui des Terres de Savoie. Ce livre fort bien documenté souffre, cependant, de manquer de style propre. En effet, il est assez difficile à lire, à cause de la structure que l’auteur lui a donné. Celui-ci a voulu retracer l’Histoire de Nice, faire un roman, faire une pièce de théâtre, en un mot faire un livre qui manque d’un style bien défini. Nous avons du mal à suivre l’histoire car il y a une surcharge de détails et de personnages qui s’entrechoquent au fil des pages, rendant la compréhension très ardue. De plus, si les dialogues de ses personnages peuvent se concevoir dans un livret de pièce de théâtre (ou les phrases  doivent résumer ce qui a précédé et être explicatives), elles ont une apparence infantile dans un roman. Maintenant, s’il s’agit d’un roman, alors, le lecteur perd le fil de l’histoire à chercher dans la multitude de personnages qui est qui et cela nuit à la fluidité de la lecture, nous empêchant de bien entrer dans l’intrigue. Enfin, s’il s’agit d’un livre à vocation universitaire, il n’a pas besoin d’être encombré par des détails romanesques ou des dialogues de théâtre. Cela est dommage, car, l’auteur a véritablement fait un travail de recherche…et je crois qu’il faut le prendre comme tel en essayant  d’évacuer tout ce qui est fioritures inutiles.