C’est pas gagné pour les langues enracinées !

Partout, l’état français cherche à gommer la culture locale, ici et ailleurs…

Dans le Nord de l’hexagone républicain, dans la Flandre « française », les descendants des hussards noirs de la république sont toujours à l’oeuvre…

Nous avons reçu une article, que nous vous soumettons, faisant état de l’action destructrice du rouleau compresseur de cette république « une et indivisible » dans les régions enracinées.  Vous verrez que les élus locaux, redevables de leur postes  à cette république qui leur offre situations et prébendes, ne sont pas les derniers à trahir la culture de leur peuple. Vous verrez que dans ces structures factices mises en place par l’état français que sont les départements et les régions, ou souvent deux cultures différentes cohabitent (les exemples sont légions: exemple la région sans nom dont nous dépendons englobe deux cultures la Provençale et la Nissarde), une des cultures locales tente de phagocyter l’autre.

Le découpage territorial de la France est une véritable « usine à gaz ». Je vous laisse à votre lecture:

 

 

L’EPURATION LINGUISTIQUE CONTINUE !

 

 

 

Le changement de peuple, au programme des deux grands partis  jacobins et mondialistes qui se partagent le pouvoir en France va bon train. Si chacun peut l’observer à l’échelle nationale, le travail de génocide identitaire se produit également par petites touches, à l’échelle locale, ainsi que le relate innocemment la Voix du Nord dans son édition hazebrouckoise du 1er octobre 2011.

En question, l’épuration linguistique qui se poursuit en Flandre. Après l’affaire du collège Michel de Swaen, « dont le nom ne disait plus rien à la population de Petite Synthe » (on se souvient que le nom de notre grand poète flamand fut remplacé par celui de Lucie Aubrac), après la campagne de ch’timisation à outrance orchestrée par la Voix du Nord, dans le sillage du succès du film tourné à Bergues, voici que la municipalité de VIEUX BERQUIN éradique les derniers noms flamands du village :

« Mardi au conseil de Vieux-Berquin, les élus étaient amenés à se prononcer sur le classement des voies communales et sur la modification du nom de rues. Ainsi et tout à fait officiellement, Vierschaere devient rue de Borre, Gagelstraete rue de Pradelles, Swartenbrouck rue d’Alger, Meterbecque ou Halm Straete, rue de Steenwerck. Certains élus ont légèrement regretté que les anciennes dénominations ne soient pas restées. D’un autre côté, on peut imaginer la difficulté des nouveaux habitants à prononcer jusqu’au nom de leur rue… » (VdN du 1er oct.2011).

Nous pourrions ironiser facilement sur la « difficulté des nouveaux habitants à prononcer  SWARTENBROUK » et confirmer que« Rue d’Alger » ne posera aucun problème à l’avenir ! Mais pas d’humour déplacé, la patrouille rôde ! Une fois de plus, comme à Petite Synthe, à Bergues et ailleurs, les élus du peuple donnent une prime à l’ignorance et renient tout l’héritage culturel de leurs ancêtres. Du passé flamand, ils font table rase. Rappelons-leur quand même que le village de Vieux Berquin (Oud-Berkin ou Noord-Berkin), village natal de Jules Lemire,  est bien en Flandre, sur la frontière linguistique et que le flamand y fut longtemps la langue d’usage. Les toponymes donnés par nos ancêtres avaient une signification pratique et se transmettaient de génération en génération. Voici le sens de ces toponymes jetés à la poubelle par des inconscients :

 

 

 

VIERSCHAERE : tribunal des échevins ou assemblée judiciaire qui tire son nom des quatre bancs occupés par le représentant du Seigneur, par la loi, le demandeur et le défenseur.

 

GAGELSTRAETE : « gagel » est un nom de plante présent dans de nombreux toponymes flamands,  hollandais et frisons. Il s’agit d’une espèce locale de myrte, ou selon d’autre sources, du « fragon » ou petit houx. Il n’est pas impossible non plus qu’il s’agisse d’une déformation de « galgenstraete », ou « rue du gibet ». En tout état de cause, il convenait de conserver  un toponyme de cette qualité !

 

SWARTENBROEK : littéralement « marais noir »,  la couleur noire évoquant sans doute le lieu d’une ancienne tourbière ou  d’un étang ayant subsisté après l’enlèvement de la tourbe  (en flamand, tourbe se dit « veen »…signalons une ancienne « veenstraete » à Rubrouck, qu’un idiot a traduit par…rue de Vénus !).

 

METERBECQUE : « meter » est peut-être  le nom d’une plante, « meterne » (moyen néerlandais), issu du latin « matrina » ou « chrysanthenum parthenium », (nos ancêtres avaient une connaissance approfondie des plantes), mais plus probablement le nom d’un ruisseau, la « Meteren-beek », écrite sous la forme « Meterbecque » en 1644 (Karel De Flou) qui traverse la commune.

 

HALMSTRAETE : « halm », tige, chaume, rue du/des chaume/s.

 

 

 

Il convient de conserver les noms anciens en l’état et de ne pas les retoucher. Malheureusement, lorsque ce ne sont pas des amnésiques qui suppriment purement et simplement nos toponymes, ce sont des cuistres qui les remplacent par des traductions hasardeuses voire stupides. Un bel exemple : la Renebeke entre Broxeele et Volckerinckhove : un premier imbécile a traduit  Becque de la Reine !, puis est venu un second qui retraduit l’erreur en flamand et en en a fait Conninginne Becque… avec un « n » superflu ! Sans compter l’ineffable « Broekstraete », rue du marais, traduite en « rue des culottes », le mot « broek » ayant deux sens : marais et pantalon ! Le génie français est sans limites !


Pour ceux qui en douteraient encore, l’éradication de l’identité flamande  se poursuit méthodiquement, cyniquement, dans l’indifférence générale, notamment de celle des élus qui devraient être en première ligne pour la défendre.

L’actualité de ce mois d’octobre aura malheureusement été riche sur ce plan !

Le vendredi 21 octobre, le Conseil Régional du Nord Pas de Calais se penchait sur une motion de soutien aux langues régionales (dont l’arabe et le berbère !!) présentée par un élu écologiste. La motion fut rejetée avec 28 voix pour et 60 contre, dont les élus socialistes. Ceux du FN la rejetèrent également au motif que cette motion confondait sciemment langues régionales et langues issues de l’immigration.

Les réactions des élus socialistes  sont proprement ahurissantes de totalitarisme et frisent le racisme. Morceaux choisis : « Il n’est pas possible de donner de nouveau (SIC !) des droits à cette culture. Tu comprends…avec l’extrême droite… », «…la région ne doit pas financer le folklore… », « Ce n’est pas à la région de dire au ministère de l’éducation nationale ce qu’il doit enseigner ».

Quant à Michel Delebarre, le maire de Dunkerque, il ignore la différence entre le flamand et le néerlandais ! Les émules de l’abbé Grégoire et des sans-culottes viennent d’exprimer clairement qu’ils sont hostiles à une partie de la région. Les Flamands  sauront s’en souvenir et appliquer la réciprocité !


« Les peuples ne meurent pas, ils se suicident » (A.Toynbee). …et il est des cas où on les suicide !

Il en va de la Flandre et des Flamands comme du reste du pays : il faut que les peuples de souche disparaissent pour faire place aux peuples et aux cultures de remplacement. Et ceux qui comme nous osent dénoncer ce « génocide de substitution » sont voués aux gémonies, diabolisés et persécutés.


Nous invitons les Flamands de France  à riposter auprès de leurs élus. Nous les appelons à la vigilance et  à empêcher désormais par tous les moyens qu’on touche à la mémoire de leurs ancêtres !

Nous les invitons à afficher de façon ostentatoire leur identité flamande et leur emblème : le Lion des Flandres.

Nous ne disparaîtrons pas sans nous battre !

Leve Vlaenderen !

Régis DE MOL

Ce texte est édifiant, quant à la volonté, sans cesse renouvelée, de l’état français à soumettre toutes les cultures vivantes et leurs langues afin d’obtenir des « individus standardisés propres à la consommation de masse ». Nous devons être vigilant et même avoir une attitude offensive, dans nos Patries Charnelles, pour défendre notre langue et promouvoir celle ci. Ici, le combat pour que soit créée une école bilingue Nissart/Français est toujours d’actualité. Il faut encourager les jeunes à apprendre la langue de leurs ancêtres pour qu’ils ne  se retrouvent pas fondus dans un moule informel ou tout vaut tout et dans lequel ils perdront leurs libertés.Et, quand ils auront appris notre langue, il faudra qu’ils la parlent régulièrement à la maison afin que la transmission orale redevienne une réalité. Le chemin est long, mais la volonté est là.