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Les Lois de la République Française sont elles les mêmes pour tous ?

Nos amis Catalans nous ont envoyé un document édifiant quant à la façon dont la république française gère ses territoires.

On s’aperçoit qu’elle autorise un département français à être, en même temps, une région mono-départementale: ce qu’elle refuse à bien d’autres régions de l’Hexagone. Quant aux pratiques politique de ces colonies d’Outre -mer, cela dépasse l’entendement.

Pichonas novèlas de la colonias republicanas francesas, La Réunion, dins l’Océan Indian

Un révélateur de l’éthique de certains politiques à la Réunion : son conseil général

01 Novembre 2010 Par afranco

La Réunion, région mono-départementale française de l’Océan Indien, présente, avec son conseil général, certaines particularités pouvant être qualifiées « de bananières » et qui l’apparentent plus à l’Ancien Régime d’antan qu’à la République Française d’aujourd’hui tant les politiques, pour la grande majorité d’entre eux, y ont perdu toute éthique conforme aux valeurs des frontons des mairies, Liberté Egalité Fraternité.

Comme en métropole, le cumul des mandats, pour s’octroyer toujours plus largement la manne de l’argent public si nécessaire au clientélisme, y constitue une pratique profondément enracinée et en plein essor avec l’apparition des communautés de communes et des coquettes indemnités qu’elles permettent de distribuer.

Pour une superficie de 2504 km² et une population de 820 000 habitants, le département de la Réunion, qui repose sur le même territoire que la région Réunion, possède 24 communes découpées en 49 cantons et donc avec 49 élus.

Faisons quelques constatations sur certaines « singularités » administratives qui apparemment ne gênent en rien l’éthique des politiques réunionnais aussi solidaires entre eux que l’étaient jadis les seigneurs féodaux avec leurs fiefs. Sur 49 élus cantonaux, 14 d’entre eux sont par ailleurs maires de leur commune ; l’un d’entre eux cumule son mandat de conseiller général et de maire avec celui de vice-président de région, sans oublier les multiples autres fonctions ( et revenus ? ) résultant de ce prodigieux cumul de mandats ; un autre, maire de sa commune, détient, avec la bénédiction de ses collègues, après élections, les 2 sièges des 2 cantons de sa commune ( le cas existe-t-il en métropole ? Si oui merci à quiconque peut m’en informer ) lui aussi, boulimique, cumulant une multitude de fonctions ( et de revenus ? ) liées à ses mandats.

Les singularités du département réunionnais ne sont pas qu’administratives, elles sont  aussi éminemment  politiciennes. En effet, subtile originalité, le conseil général de la Réunion est présidé par une militante affirmée UMP et Sarkozyste convaincue, soutenue de façon évidemment  très intéressée, par un groupe de ralliés aux élus du Parti Communiste Réunionnais sous l’intitulé « Alliance », par le groupe socialiste, par le groupuscule Modem et par des ex-élus de droite s’auto-baptisant joliment Droite sociale !!! Un beau mariage de « carpes et de lapins » qui ne pourrait que plaire au Président Sarkozy s’il réussissait en métropole « ce magnifique tour de passe-passe » pour conserver ses pouvoirs présidentiels.

Aux cumuls des revenus des mandats électifs, dont le montant des indemnités perçues est plafonné, les quatre communautés de communes, CINOR, TCO, CIREST et CIVIS, permettent tranquillement de tourner la Loi et de distribuer généreusement des indemnités qui renforcent l’allégeance et la « motivation » par la satisfaction des intérêts financiers des bénéficiaires de cette manne publique, donnant naissance à une nouvelle génération d’élus, M. ou Mme Quorum.

Ces pratiques, assez unanimement acceptées par nombre d’élus, ne constituent-elles pas une grave atteinte à la démocratie et à l’efficacité de leur gestion répondant de moins en moins aux attentes et besoins de leurs administrés et à l’intérêt général de la population pourtant si terriblement atteinte par les conséquences funestes de la crise nationale et  internationale ?